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quand
Frère Branham tenait une réunion sous la tente. Je crois que c'était
ici, sur la route 'West Buckeye, je pense que c'était en 1950. Depuis
ce temps-là, j'ai constamment voyagé avec lui, à l'exception d'une
année, quand je suis allé à l'École Biblique.
Frère Williams m'a demandé si je pouvais parler. J'ai dit: "Non".
Alors, il m'a dit que beaucoup de gens ont demandé et voulaient savoir comment
les choses se sont passées. Je ne sais si je peux le faire ou non, mais
je ferai de mon mieux.
Frère Branham et moi avions programmé de retourner en Inde, pour deux
soirées de réunions. Il voulait parler sur le sujet intitulé: "La
Trace Du Serpent". Il m'a demandé de
contacter Frère Wood, un administrateur de notre église et un ami
intime de Frère Branham, afin de voir comment obtenir l'auditorium de
l'école pour la réunion. C'est ce que j'ai fait; et avant même que
Frère Wood me rappelle pour la confirmation, papa m'a appelé et il a
dit: "Je ne pense pas que nous devrions le faire". Il a
dit: "Nous rentrerons simplement à la maison pour les
vacances".
Aussi avons-nous repris la route le 18 décembre. Il est venu à la
maison ce matin-là, comme d'habitude, et vous qui habitez Phoenix, vous
savez quel climat il faisait. Il avait plu pendant plusieurs jours
avant, et il avait émis l'idée que nous portions nos vêtements de
chasse, parce qu'il pensait que nous aurions du mauvais temps tout le
long du chemin jusqu'à la maison. Ce matin-là, il est arrivé aux
environs de six heures.
Nous avons quitté Tucson, ma famille, moi, et sa famille, et il
me suivait comme à l'accoutumée dans sa station-wagon. Nous sommes
partis approximativement à 6 heures, et nous avons pris notre petit
déjeuner à Benson. Nous avons continué jusqu'à Alamogordo, Nouveau
Mexique, et avons pris le déjeuner. Mon fils Paul avait voyagé avec
son grand-père une grande partie de la journée, et aussi à cause de
mon frère Joseph.
Lorsque nous avons quitté le restaurant après le déjeuner, j'ai
ramené Paul dans ma voiture avec moi, parce que je voulais qu'il prenne
sa sieste? Papa m'a parlé, disant: "C'est en ordre. Laisse-le
voyager avec moi." Alors, nous avons continué vers
Clovis, Nouveau Mexique, et nous avons pris le souper dans un petit
endroit, je pense que c'était le "Restaurant Denny". Quand
nous sommes sortis de là, il faisait déjà très froid. Nous avons
appris qu'il allait y avoir de la neige dans la région d'Amarillo cette
nuit-là. Ainsi, avant de quitter le restaurant, papa a dit: "Jusqu'où
penses-tu que nous devrions aller, Paul?"
J'ai dit: "Oh, peu m'importe." J'ai dit: "Loyce
se sent mal; donc, je pense que nous ferions mieux de nous arrêter à Amarillo."
Il a dit: "C'est bien." Il est donc monté dans sa
voiture, et pour une raison que j'ignore, mon petit frère Joseph
s'arrêta, car il allait monter dans ma voiture. Vous savez comment se
passent les choses quand vous voyagez avec les enfants. La voiture
était toute remplie, et normalement, je ne devais pas le laisser y
venir. Je suis certain que ma femme ne l'aurait pas voulu, maman non
plus, et je sais que papa ne l'aurait pas non plus voulu, à moins que
ce fût dans la volonté divine de Dieu que les choses aillent ainsi. Eh
bien, il monta dans ma voiture avec moi.
Nous venions d'embrancher la route du Texas, à quatre-vingts ou
quatre-vingt-dix milles [Environ 128 à 144 km] d'Amarillo, quand j'ai
vu venir une voiture; il n'y avait de phare que du côté du conducteur.
A prime abord, j'ai pensé que c'était une motocyclette, parce que
c'était juste au milieu de la route. Je n'y ai pas prêté grande
attention. C'était juste en début de nuit, je dirais à peu près vers
7 h 30 mn du soir. Quand elle s'est approchée, j'ai pu voir qu'il
s'agissait d'une voiture, et que l'un des phares ne donnait pas. Et,
comme je l'ai dit, c'était du côté du conducteur. Le phare que j'ai
vu était juste au milieu de la route, et, naturellement, toute la
voiture était du côté de la route où je roulais. J'ai braqué à ma droite, ai klaxonné, et ai jeté un clin d'oeil dans
mon rétroviseur, alors que je venais de l'éviter. J'ai vu la voiture
revenir sur le |

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côté droit de la route.
J'ai regardé de nouveau, et
j'ai vu deux véhicules entrer en collision. Cette voiture s'était
jeté directement devant la piste de papa. Tout ce que je pouvais voir,
c'était deux voitures allant à deux directions différentes. La
voiture de papa venait vers moi. Ma femme a crié. Elle a dit: "C'est
ton père!" J'ai dit: "Non, il y a une voiture que je
venais de dépasser, et qui se trouve entre papa et moi." Je
pensais que papa était encore derrière eux. J'ai freiné, pour aller
à leur secours. |
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Quand je suis arrivé au lieu de l'accident, l'un des garçons était
étendu sur la route. J'ai remonté l'autoroute. Il y avait de la bière,
des liqueurs, des choses (je ne sais quoi) partout sur la route. J'ai vu
cette voiture dans un trou, à ma gauche. Je suis sorti de la route et,
quand mes phares l'ont éclairée, c'était papa. Tout ce que je pouvais
voir, c'était sa tête qui débordait. En ce qui me concerne, je ne
peux vous dire que ce que j'ai pensé. Je pensais qu'il était mort.
J'ai dit à ma femme: "Il est mort." Elle sauta hors de
la voiture et y courut. C'était comme si c'est un train de marchandises
qui l'avait heurté. Un tel gâchis.
J'ai laissé Joseph et mon fils, Paul, dans la voiture; j'ai remonté
les vitres, j'ai fermé les portières, et je leur ai demandé de rester
à l'intérieur. Papa et moi avons voyagé ensemble plusieurs milles, et
nous avons vu beaucoup de choses, beaucoup d'accidents, et j'ai vu
mourir beaucoup de gens. J'ai vu beaucoup de gens tués instantanément
sur la route. C'était une scène que j'avais déjà vu avant. Ainsi,
dans ma conscience, je savais qu'il était mort parce que ses yeux
étaient restés ouverts, et son visage avait enflé. C'était
simplement cette vue que beaucoup de nous ont expérimentée.
Je suis sorti de la voiture. Je ne savais pas quoi faire. J'ai couru à
lui. Joseph s'est mis à crier, et quand il l'a fait, sa tête s'est
relevé. J'ai pris sa tête dans ma main, et il a dit: "Qui
était-ce?" J'ai dit: "C'était Joseph, papa."
J'ai dit: "Est-ce que ça va?" et il m'a simplement
regardé. Il n'a rien dit.
Ceci a une signification spéciale pour moi, parce que sur la bande
"Messieurs, Est-ce Le Signe De La Fin?", je ne peux pas
dire que c'est la vérité, mais je sais qu'il n'a pas répondu jusqu'à
ce que Joseph crie vers son père! Alors, papa a dit: "Dis à
Joseph que tout va bien."
Ma femme parlait à maman, et essayait de la réanimer. Elle cria à
moi, et elle dit: "Billy, ta mère est morte." J'y
courus, et je l'ai trouvée sous le tableau de bord, où se trouvait le
radiateur. J'ai posé ma main sur elle. J'ai saisi sa main, mais je n'ai
repéré aucun pouls.
J'ai regardé sur le siège arrière, ma soeur Sarah y était étendue,
gémissant simplement. Alors, je suis revenu vers papa; il était si
coincé dans la voiture qu'il ne pouvait pas bouger. Son bras gauche
était coincé dans la portière, et le métal s'était bloqué dessus.
Sa jambe gauche s'était enroulé autour de la tige du volant. Une bonne
partie de son corps, sa tête et ses épaules étaient projetées à
travers le pare-brise, et reposaient sur le capot.
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Dans le but de vous donner juste un petit quelque chose, je veux dire
ici que, quelques semaines avant que Frère Gene Norman, un ami de la
famille qui réside à Tucson, Don Wertz, et moi-même allions à la
chasse avec Frère Brewer, (je ne sais pas s'il est ici ou non) à
Kaibab, et alors que nous étions en train de chasser, je suis tombé
malade. J'avais un problème de nerfs - je dirais une sorte de
mélancolie, je ne sais pas - je suis allé dans les montagnes. C'était
la nuit. Je me suis mis à pleurer, et je n'ai pas pu prendre mon
souper. J'étais très verveux, je suppose. Je suis redescendu. J'ai vu
papa ôter son chapeau, puis incliner sa tête alors qu'il se tenait
près du feu. Juste un petit instant après, vous savez, c'était parti. |
Et comme il était à côté du feu, il ne pouvait pas prendre son
souper. Je lui ai demandé s'il voulait que je lui apprête de la soupe
ou quelque chose. Il a dit: "Non", et il s'est
éclipsé, descendant la route. Quand il est revenu, j'ai vu qu'il y
avait eu des larmes dans ces yeux. J'en ai parlé aux frères: "Vous
ne savez pas quoi!"
Il est revenu près du feu, et je me suis tenu près de lui pendant un
instant; je ne pensais pas que les frères regardaient. (Je ne sais pas
s'ils regardaient ou pas.) J'ai dit à papa. "Est-ce que ça
va?" Il a dit: "C'est en ordre."
Avant que nous n'allions nous coucher ce soir-là, il a dit quelque
chose que je n'avais encore jamais entendu dire auparavant, dont je peux
me souvenir. Il a parlé à Frère Norman, un ami de la famille qui
résidé à Tucson, et il a dit: "Avez-vous tous vu Billy aller
dans la brousse il y a un instant?" Et ils ont tous dit : "Oui".
Il a dit: "Voyez-vous, c'est pour cette raison que Billy aime
toujours être avec moi. Il dit qu'il sait que si je prie simplement
pour lui, tout ira bien."
Il a dit: "Frère Norman, vous souvenez-vous, il y a quelques
semaines vous êtes tombé de la clôture alors que nous chassions, et
vous vous êtes déchiré la cheville?" Il lui a dit: "Vous
ne pensiez pas pouvoir marcher pour plusieurs, plusieurs jours; or, j'ai
juste posé ma main sur vous, j'ai prié pour vous, et en deux jours
vous étiez rentré au travail." Frère Norman acquiesça que
c'était la vérité.
Il a dit: "Il y a plusieurs mois de cela, j'étais à la chasse,
et j'ai eu une petite égratignure à ma cheville." Puis, il a
commencé à ôter ses bottes, et il a dit: "Regardez
ceci," et c'était encore noir et bleu. Il a dit: "Billy
était tellement nerveux qu'il pensait ne pas pouvoir y arriver."
Il a dit: "Tu vas bien maintenant, n'est-ce pas, Paul?"
J'ai dit: "Oui".
Il a dit: "Il faut simplement cette petite touche". Il
a dit: "J'ai prié pour cette cheville, et rien n'a toujours
changé. J'ai prié pour ma nervosité, mais elle est toujours
là". Il a dit: "Ce n'est pas pour moi. Ça a été
envoyé pour vous". Je ne le réalisais pas alors. Pour moi, ce
n'était encore que des mots. Mais la nuit de l'accident, il m'a
regardé et a dit: "Peux-tu me sortir d'ici?"
Eh bien, j'ai essayé. J'ai dit: "Non, je ne peux pas,
papa." J'ai dit: "Papa, regarde-moi". Il a
ouvert ses yeux. J'ai dit: "Dis une parole, et tu sortiras de
là." Je tenais sa tête dans mes mains comme ceci. Il
détourna sa tête vers la droite, sans dire un seul mot, mais
détournant simplement sa tête de moi comme ça. Alors, j'ai compris ce
qu'il voulait dire, quand il avait dit que ce n'était pas pour lui,
c'était pour nous.
Pour vous en donner un gros plan; après que je sois allé voir maman
avant l'arrivée de l'ambulance, je suis revenu à lui et j'ai dit:
"Papa, je sais que tu a très mal, mais je pense que maman est
morte." J'ai dit: "Pour Sarah, ça va, mais je pense
que maman est morte". Je n'oublierai jamais cela.
Il a dit: "Où est-elle?"
J'ai dit: "Elle est à ta droite".
Je ne sais comment, mais d'une façon ou d'une autre, je sais qu'il a
bougé sa main droite, et l'a posé sur elle, et, au mieux de ma
connaissance, voici ce qu'il a dit: "Seigneur, ne laisse pas
maman mourir. Sois avec nous en cette heure."
Quand je suis revenu à elle, maman gémissait et bougeait. Je lui
ai demandé "Devrais-je enlever maman?" Il a dit: "Non,
laisse-la simplement". Je lui ai demandé au sujet de Sarah. Il
a dit: "Laisse-la aussi".
Les ambulances sont arrivées, et ont emporté Sarah et maman. Nous ne
pouvions toujours pas sortir papa. Quand l'ambulance est revenue, nous
ne l'avions toujours pas sorti. Ils avaient fait deux voyages, avec les
gens de l'autre voiture, et nous ne l'avions toujours pas fait sortir.
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Il y avait une file de voitures sur six milles [Environ 9,5 km] dans
chaque sens. Finalement, un homme est venu avec une camionnette 4x4. Il
avait une chaîne de grumier dans sa camionnette, qu'ils essayèrent
d'accrocher à la portière pour l'arracher. Mais ils n'y arrivaient
pas. Je leur ai demandé s'ils pouvaient l'accrocher au pare-brise, où
descend cette armature. J'ai dit: "Si vous pouvez la tirer assez
longtemps, afin que je puisse me glisser en dessous, je pourrai l'en
sortir." C'est ce qu'ils ont fait. Ils l'ont tirée jusqu'à ce
que le devant s'est élargi, de telle sorte que j'ai pu me glisser
au-dessus de l'épaule droite de papa, je suis allé sous le siège
avant, et j'ai dénoué ses jambes qui se trouvaient sous le tableau de
bord et la tige du volant. Il m'a parlé et a dit: "Saisis-moi,
Paul". Il tomba dans mes bras, et je l'ai tiré hors de la
voiture. |

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Nous l'avons emmené à l'hôpital. Quand nous y sommes arrivés, ils y
avaient déjà emmené les autres. Le garçon qui l'a heurté était
mort en arrivant. Maman et Sarah étaient dans la salle des urgences,
puis ils y firent entrer papa. Après qu'il y soit entré, le Médecin a
dit: "Est-ce là votre père?"
J'ai dit: "Oui, monsieur."
Il a dit: "Eh bien, je ne lui donne pas beaucoup de
chance, fils."
J'ai dit: "Oui, monsieur." Je ne savais pas s'il
fallait demander du secours, ou quoi d'autre faire, alors je me suis
assis là, essayant de prier et m'en tenir à ce qu'il m'avait
enseigné.
Ils l'emportèrent dans la salle de radiologie. Il a dit: "Nous
allons l'emmener à Amarillo, parce qu'il a besoin d'un soin spécial.
Ils doivent tous y aller, mais votre père doit aller en premier, parce
qu'il n'a pas autant de chance." Alors papa entra dans le
comas, (ou ce qu'il appelle ainsi) et ils ne pouvaient plus l'y envoyer.
Ils y ont envoyé maman et Sarah, puis une autre expédition avec les
garçons Mexicains.
Quand je suis sorti, le médecin m'a demandé: "Quel est votre
groupe sanguin?"
J'ai dit: "Je ne sais pas, monsieur."
Il a dit: "Eh bien, nous devons lui faire une transfusion
sanguine immédiatement. Il devient très faible."
J'ai dit: "Eh bien, nous allons vérifier". Cela ne
pouvait pas aller avec mon groupe sanguin. Ils ont consulté la banque
de sang, et il n'avait rien. Ils ont envoyé à Amarillo pour en ramener
trois sachets de sang, je pense. Il ont saisi le shérif, parce qu'il
avait le même groupe que papa.
Il était déjà tellement loin quand on lui a fait la transfusion que,
quand je suis entré dans la pièce, on l'avait mis dans une sorte de
lit, dans la salle de soins intensifs, qui faisait qu'il avait la tête
en bas. Ils ont dit qu'ils ne pouvait pas recevoir le sang étant
étendu à l'horizontal. La transfusion a duré, je dirais environ huit
heures d'horloge. Puis ils m'ont dit: "Je ne sais pas comment il
vit." J'ai oublié le nom du médecin, mais il a dit: "Quand
je suis venu lui donner la première pochette de sang, sa pression
sanguine était à zéro. Maintenant, elle est remontée." Il
m'a demandé si je pouvais aller avec eux dans l'ambulance à Amarillo.
J'ai dit: "Certainement."
Alors, une infirmière et moi, nous l'avons emmené à Amarillo, qui est
à huit ou neuf milles de Friona, Texas [environ 13 à 15 km]. Nous
sommes partis ce matin-là vers six heures, et nous y sommes arrivés
autour de 7 h 30 mn. Le médecin était là pour nous attendre. Il l'a
consulté pareillement. Papa était toujours inconscient. Il a regardé
ses radios et ainsi de suite, et il a dit: "Est-ce votre
père?"
J'ai dit: "Oui, monsieur".
Il a dit: "Je vous ai vu prier pour lui".
J'ai dit: "Oui, monsieur".
Il a dit: "J'ai de la peine à vous dire ceci, mais vous feriez
mieux de prier qu'il meurt".
J'ai dit: "Non, monsieur. Je ne puis le faire, monsieur".
Il a dit: "Un homme ne peut pas vivre avec autant de
dégâts."
J'ai dit: "Je crois qu'il le peut".
Il a vécu pendant six jours à l'hôpital. Je ne peux pas dire qu'il
était conscient, et je ne peux pas dire qu'il ne l'était pas, parce
qu'il me faisait des signes à moi, et à différents autres frères qui
allaient le voir. Nous avons prié. Nous avons fait appel aux hommes de
Dieu, et ils ont prié. J'ai toujours entendu papa dire: "En
dehors de Dieu, il n'y a pas d'espoir". Comme c'est vrai.
Le quatrième jour, ils ont dit: "Nous allons lui faire subir un
test. Je suppose que vous l'avez observé. Nous l'avons observé pendant
ces dernières quarante-huit heures. Son oeil droit se rétrécit."
Les termes médicaux (je ne sais pas ce que c'était) signifiaient soit
qu'il avait un caillot de sang, soit qu'il avait une attaque. Il a dit: "Je
crois qu'il mourra cette nuit. Nous allons le soumettre à un test".
J'ai oublié maintenant comment ils l'ont appelé. C'est une sorte de
teinture qu'ils faisaient passer par son artère principale du coeur,
pour voir où elle va à partir de là, et comment elle va dans le
cerveau. Il a dit: "S'il s'agit d'un caillot de sang dans le
cerveau, nous serons obligés d'y aller et de l'extirper."
Ils l'ont emporté, et une heure et demie plus tard, ils sont ressortis.
Ils nous ont appelés dans la pièce. Il a dit: "Nous n'avons
pas vu de caillots de sang." Je pourrais me tromper, mais à ma
connaissance, il a dit: "Le sang ne passe pas dans la veine
jugulaire." Il a dit: "Le cerveau de votre père enfle.
Quand le cerveau touchera la cage cervicale, ce sera terminé."
Il a dit: "Je lui ouvrirai un petit espace ici, afin qu'il
puisse y aller, et je lui donnerai des médicaments pour essayer de
réduire le grossissement. Quelque fois, ça marche, et quelque fois,
ça ne marche pas." Ils l'ont fait, et il a encore vécu deux
autres jours, comme ils s'y attendaient.
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La veille de sa mort, nous chantions dans la salle d'attente de l'Unité
de soins intensifs. Nous étions tous assis dehors, chantant, et priant.
Il faisait très sombre. Je crois que l'un des frères a fait état de
cette dernière soirée. A ma connaissance, nous chantions: "Au
Temps Du Soir, Il Y Aura De La Lumière", parce que nous
savions que papa aimait beaucoup ce cantique. Alors que nous chantions,
le soleil se fraya un chemin à travers les nuages, et le soleil avait
l'aspect de cette Colonne de Feu que nous avons vue à maintes reprises
dans les réunions. Je savais alors que le temps était arrivé.
Le 24 décembre, la veille de Noël, j'étais au rez-de-chaussée;
Frère Pearry Green est venu, et il a dit: "Docteur Hyne veut te
voir". Cela ne m'a pas alarmé,
parce qu'il n'était pas le médecin |
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traitant de papa. Il était spécialiste des os. Je suis alors
monté, et il a dit: "Monsieur Branham". J'ai dit: "Oui,
monsieur". Il a dit: "J'ai de mauvaises nouvelles pour
vous, votre père est mort à 5 heures 49 minutes". |
Eh bien, vous pouviez simplement... vous savez ce que je veux dire. Je
suis donc sorti, alors que les frères se tenaient là, et je leur ai
dit. J'ai dit: "Il y a une chose dont je me souvienne, il a
dit: 'Si jamais vous entendez dire que je suis mort, arrêtez-vous un
instant, ôtez votre chapeau, et chantez une strophe de "Crois
Seulement."' C'est ce que nous avons fait.
Frère Pearry Green a alors dit qu'il ferait transférer le corps à
Jeffersonville, où j'ai demandé que se passent les obsèques. Je
devait dire à maman et à Sarah, qui était encore à l'hôpital. Je ne
vous ai pas parlé de leurs blessures. Maman avait une fracture de la
jambe gauche et plusieurs blessures à la tête, et ma soeur Sarah avait
eu
des fractures à plusieurs endroits du dos.
Quand je le leur ai dit, elles ont dit: "Nous voulons rentrer en
Indiana." J'ai dit au médecin qu'elles veulent rentrer, aussi
avons-nous essayer de mettre tout en ordre. La seule possibilité pour
que le médecin nous laisse aller avec elles, était de nous procurer un
avion ambulance. Le Frère Moseley et les autres frères qui sont ici
avec nous, ils ont affrété un avion. Nous avons ainsi affrété deux
avions et les avons ramenées à Jeffersonville. Quand nous y sommes
arrivés, elles ont été admises à l'hôpital, et nous sommes allés
au lieu du deuil.
Quand j'ai regardé ce corps, il ne ressemblait pas à mon père. Alors,
j'ai pensé: "Il n'est pas du tout dedans." Je sais que
c'était pour une certaine raison que j'avais pensé ainsi. Nous avons
eu les obsèques le mercredi. Beaucoup, beaucoup de gens étaient venus.
Ceux qui ne pouvaient pas venir avaient envoyé leur message de
sympathie et d'amour, et nous avons beaucoup apprécié cela.
Je sais qu'il a été demandé, aussi devrais-je vous le dire. Nous
n'avons pas enterré notre père. J'ai dit: "Seigneur, si tu me
laisses terminer ces obsèques, c'est tout ce que je peux faire. Je ne
peux pas le mettre en terre. Il appartiendra à maman de faire ce
choix." Je suis allé vers elle, et elle a dit: "Je ne sais
pas si je veut vraiment vivre à Tucson où papa a bâti une maison pour
nous." (Ils avaient programmé d'y emménager après notre retour
des vacances, de Jeffersonville.) Elle a dit: "Je ne sais pas où
je veux être, mais là où je serai, je veux qu'il y soit aussi".
J'ai demandé au coroner (commissaire légiste), lequel est un très bon
ami à moi, s'il pouvait me donner la permission de l'y garder, ou si je
pouvais simplement le garder dans une chambre froide, ou quelque chose
comme ça, pour que je ne sois pas obligé de l'inhumer, jusqu'à ce que
maman décide de ce qu'elle veut faire. Il a dit: "J'aime trop cet
homme pour ça. Je le garderai ici, dans la maison mortuaire. Quand vous
aurez décidé, alors vous pourrez procéder au service."
Jusqu'ici, nous ne savons pas, mais nous devrons faire un choix dans les
quelques prochaines semaines. Nous savons que maman fera le bon choix.
Aussi avons-nous besoin que vous priiez pour nous.
Maman est à la maison maintenant, à
Jeffersonville, au presbytère. Ma
soeur est encore à l'hôpital. Elle peut marcher, mais elle ne peut pas
s'asseoir. Dès qu'elle pourra s'asseoir, nous la ramènerons à Tucson,
chez nous ici, ou là où le Seigneur nous conduira.
Je ne sais pas comment vous dire ce que je m'en vais vous lire
maintenant, mais je dis: "Seigneur, je n'avais encore jamais
beaucoup parlé avant, peut-être cinq ou six mots devant la
congrégation." Quand Frère Williams m'a demandé de venir, j'ai
dit: "Frère Carl, je ne peux pas me tenir là-bas. Tant de fois,
je l'ai fait entrer sur cette plateforme, je ne peux simplement pas le
faire maintenant, Frère Carl." Alors, j'ai pensé: "Eh bien,
papa n'aimerait pas me voir ainsi." Aussi ai-je prié, et je suis
venu.
Frère Williams m'a donné sa chambre ici, et comme vous le savez, papa
a toujours dit: "Je n'arrive pas à faire sortir Paul de son
lit." J'aime faire la grasse matinée. Mais ce matin, je me suis
réveillé autour de 6 heures, ce qui est très inhabituel, et je ne
pouvais pas me rendormir. Quand je me suis réveillé, j'ai pensé:
"Je suis si solitaire, à cause de papa." Ceci pourrait ne
rien vous dire, mais j'aimerais vous lire quelque chose qui m'est venu
ce matin. je vous prie d'excuser ma manière de lire les mots, mais
j'aimerais lire quelque chose qui a été un réconfort pour moi, dans
mon coeur. J'aimerais l'intituler "Mon Papa". |