Le maniac d'Oregon

Le maniac d'Oregon

    La vie de William Branham était une vie vécu presque continuellement dans le domaine du surnaturel. En vérité, il vivait dans deux monde en même temps - le monde visible et le monde invisible. Dans ce livre, je repasserai les grandes lignes de la vie de Frère Branham et quelques-uns des évènements surnaturels dans son ministère. Pour commencer, allons dans la ville de Portland (Oregon).

     Les portes du grand auditorium municipal de la vile de Portland, dans l'Oregon, s'ouvrent de bonne heure ce soir de novembre 1947. A six heures, bon nombre de personnes font déjà la queue depuis longtemps, espérant entrer à temps pour s'assurer une bonne place. Passant, à l'heure prévue, pour ouvrir les portes, le concierge est un peu surpris de trouver tant de monde. Bizarre, observe-t-il, il n'y a pourtant pas eu de publicité spéciale, alors qu'il se souvient que les services religieux, même avec une très large publicité, n'attirent guère assez de monde pour remplir plus qu'une partie de l'auditorium.

     En l'espace de quelques minutes, le grand auditorium était rempli au-delà de sa capacité. Un représentant du Département des pompiers ordonna que les portes soient fermées, et que personne ne soit plus autorisé à entrer. Tel était l'intérêt provoqué parmi les gens par une 'réunion Branham'.

Quelle est l'attraction qui a fait venir tous ces gens? Ce n'était ni le programme de chants, ni la musique. Non, car bien que les deux soient excellents et pleins d'inspiration, les gens attendent manifestement avec impatience la fin des préliminaire, pour assister à la suite.

     Les gens sont anxieux de voir William Branham, "L'homme Envoyé De Dieu"; On dit de cet homme qu'un Ange lui est apparu dans une visitation spéciale, et que des dons de guérison se manifestent dans son ministère. Le Seigneur Jésus, selon Sa promesse, "confirmait Sa Parole" en cette génération "par des signes et des prodiges". La vaste foule rassemblée à ces réunions avait faim, dans leurs âmes, de voir "le Dieu vivant" Se montrer Lui-même vivant. Jésus a dit : "Si Je ne fais pas les oeuvres de Mon Père, ne Me croyez pas. Mais si Je les fais, quand bien même vous ne Me croiriez pas, croyez du moins les oeuvres: afin que vous reconnaissiez, et croyiez, que le Père est en Moi, et Moi en Lui." (Jean 10:36-38).

     Les réunions des deux premiers soirs ont suscité énormément d'intérêt - Dieu S'était montré Lui-même vivant. Les malades étaient guéris. Ceux qui étaient liés par la puissance démoniaque étaient délivrés. Le troisième soir, notre Seigneur Jésus, par Son serviteur, ferma la bouche des critiques, montrant qu'Il est le Seigneur de tous.

     L'auteur, qui dirige cette petite campagne, s'apprête à donner la parole à "L'homme Envoyé De Dieu" et demande aux auditeurs de se lever pour chanter le choeur : "Crois seulement, crois seulement, tout est possible à celui qui croit." Pendant que l'imposante assemblée chante, un insignifiant petit homme entre. Sa démarche est modeste et son sourire amical. Il s'avance vers le pupitre. Le chant se termine, et le silence se fait dans l'auditoire attentif pour écouter l'orateur. Au fur et à mesure qu'il parle, il devient évident que les auditeurs sont impressionnés par la bienveillance de l'homme comme par son évidente sincérité et son humilité. "L'homme Envoyé De Dieu", reprenant l'idée de foi inspirée par le choeur qu'on vient de chanter, donne le thème de son message. "Oui, dit-il, tout est possible à celui qui croit. il n'y a rien qui puisse tenir contre la foi en Dieu ; et si les gens qui sont ici ce soir veulent bien croire Dieu avec moi, nous verrons Dieu honorer cette foi et la confirmer sous les yeux de cet auditoire tout entier."

     Pendant que l'auditoire écoute avec attention le petit homme sur l'estrade, personne ne s'attend à l'épisode dramatique qui va suivre. L'attention est subitement attirée par un homme, au fond de la salle, qui s'avance d'un pas rapide en direction de l'estrade. Nous pensons d'abord à une urgence ; quelqu'un s'est peut-être évanoui ou a été pris d'un grave malaise dans la salle. Mais, alors qu'il s'approche, nous remarquons non sans crainte que son visage arbore une grimace démoniaque, comme un dément, un fou furieux qui semble avoir échappé à ceux qui le surveillaient. Bien pire, mais nous ne l'apprendrons que plus tard, cet homme n'est pas du tout inconscient de ce qu'il fait, mais c'est un individu bien connu pour son vice, qui a déjà été condamné pour avoir dérangé et interrompu des services religieux. La prison ne l'avait pas calmé, il entrevoit maintenant l'occasion de provoquer un vaste désordre et d'interrompre encore une réunion, et c'est dans ce but qu'il s'avance. Mais l'issue, cette fois-ci, va être différente pour lui et pour les gens.

     Sans s'arrêter, il gravit les marches de l'estrade, et tout l'auditoire voit maintenant son attitude menaçante. Deux robustes policiers, postés sur les côtés, aperçoivent le trouble et s'apprêtent à venir mettre la main sur l'agitateur. "L'homme Envoyé De Dieu" semble s'être engagé à relever le défi ; en effet, il vient d'affirmer que tout est possible à celui qui croit, et que Dieu appuiera toujours Ses serviteurs, qui placent leur confiance en Lui. Les policiers furent précipitamment priés de regagner leur poste. "L'homme Envoyé De Dieu" est pleinement conscient de ce qui se passe. Il s'adresse calmement à l'auditoire pour demander aux gens de se joindre à lui dans une prière silencieuse, et se tourne pour faire face à l'étrange défi de cet odieux personnage.

     A cet instant, l'homme au visage mauvais, dont la grimace fait penser au rictus hideux que les païens gravent sur le visage de leurs idoles, se met à accuser et à maudire l'orateur avec insolence : "Tu es du diable, et tu trompes les gens, hurle-t-il, espèce d'imposteur, de vipère, d'hypocrite, je vais montrer à ces gens qui tu es !" Le défi est d'importance, et tous les auditeurs voient bien que ce ne sont pas des menaces en l'air: l'intrus, tout en continuant à insulter "L'homme Envoyé De Dieu", à siffler et à cracher, s'avance pour mettre ses menaces à exécution. Pour l'auditoire, le moment semble tragique en pensant à la petite silhouette sur l'estrade ; la plupart des auditeurs doivent être désolés de ce qui va lui arriver. Mais l'on se souvient de l'histoire de David et Goliath, réalisant que la plus grande bataille sur l'estrade n'est pas physique, mais spirituelle.

     Pendant que cet homme s'avance vers L'Homme de Dieu, les deux policiers essayèrent encore de voler à son secours, mais la petite personne sur l'estrade leur fit signe de rester tranquilles. En refusant leur assistance, "L'Homme Envoyé De Dieu" vient délibérément d'accepter de relever le défi de cet accusateur. Sans aucun doute, les critiques s'attendaient à une conclusion rapide et humiliante à ce drame inespéré qui arrive maintenant à son point culminant. Certainement, il voyait qu'il n'y avait ici aucun moyen de tricher. L'Homme de Dieu doit, soit posséder ce dont il parle, soit en subir les conséquences.

     Le souffle court, l'assemblée observe la scène, ahurie et fascinée, comme jadis les armées d'Israël, ne sachant trop à quoi s'attendre, mais craignant le pire. Les secondes s'écoulent sans que le dénouement attendu n'intervienne. Il semble à présent que quelque chose empêche le provocateur de réaliser ses sombres projets. Au lieu de mettre ses menaces de violence physiques à exécution, il se contente de siffler, de cracher et de proférer les plus terribles malédictions contre l'Homme de Dieu. ALORS, d'une voix douce mais ferme, on entend maintenant la voix du serviteur de Dieu réprimander la puissance mauvaise qui domine l'homme. il parle si calmement qu'on ne l'entend que de près : "Satan, parce que tu as défié le serviteur de Dieu devant cette grande assemblée, tu dois te courber devant moi. Au Nom de Jésus-Christ, tu dois tomber à mes pieds." Il répète ces mots plusieurs fois. Le provocateur se tait. Maintenant, c'est manifestement lui qui est dans une situation très tendue. Malgré sa grande force, ainsi que celle des puissances du mal qui le contrôlent, avec l'appui de tous les mauvais esprits qui se trouvent dans le bâtiment, il semble qu'une Puissance encore plus grande que toutes celles-là les soumet progressivement, une Puissance manifestée par l'Homme de Dieu au Nom de Jésus ! Une intense bataille des puissances spirituelles fait maintenant appel à chaque brin de force de cet homme. Des gouttes de sueur perlent sur son front, alors qu'il se concentre dans un ultime effort pour avoir le dessus. Mais en vain. Soudain, celui qui venait de défier avec arrogance l'homme de Dieu par ses menaces et ses accusations pousse un terrible gémissement, et s'écroule sur le plancher dans une hystérie de sanglots. Il reste là un bon moment à se débattre dans la poussière, tandis que "L'homme Envoyé De Dieu" poursuit calmement le service comme si rien ne s'était passé.

     Inutile de dire que le grand auditoire fut saisi par l'épisode qui s'était déroulé devant eux, dans lequel Dieu avait si clairement confirmé Son serviteur, et le vaste auditorium se remplit d'acclamations de louange à Dieu. Les policiers, eux aussi saisis par ce qu'ils avaient vu, témoignèrent ouvertement que Dieu était parmi eux. Pendant le service de guérison qui suivit, beaucoup de miracles de guérison eurent lieu, alors que la gloire de Dieu, vague après vague, se manifestait dans le bâtiment.

     Mais qui était ce petit homme dont la parole avait tant d'autorité, et dont le ministère avait été confirmé par une démonstration de puissance divine si remarquable ? Il s'appelait William Branham, de Jeffersonville, dans l'Indiana, et son ministère allait avoir des répercussions toujours plus étendues: au moment où nous écrivons ce livre, son effet atteint plusieurs parties du monde.

     Chose étrange, nous avons appris, à la fin de la campagne, que quelques-uns doutaient. Comment Dieu pourrait-Il choisir un homme venant d'un milieu si simple, et connaissant si peu de choses de la science des hommes ? Ils ne comprenaient pas non plus le principe exposé par Paul dans I Corinthiens 1:26-29, où il dit : "Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés, il n'y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu'on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que personne ne se glorifie devant Dieu."

      Mais il est peut-être temps que nous cherchions à en savoir plus long sur cet homme que Dieu a choisi. Qui est William Branham? D'où vient-il ? De quelle façon est-il né ? Comment a-t-il reçu sa visitation si spéciale, et sa commission pour guérir les malades ? Suivez-nous au prochain chapitre et prenez connaissance de sa naissance particulière, son enfance, sa première vision, la première fois où Dieu lui a parlé, etc...

2011 Le maniac d'Oregon.
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