Naissance de William Branham


brcabj

    Quand on considère les modestes  origines de l'homme Branham, son manque de culture notoire, l'extrême pauvreté dans laquelle il a passé son enfance, et surtout le milieu dans lequel il a grandi (un père alcoolique et une mère semi Indienne, ce qui ne favorisait guère les rapports avec ses semblables à cette époque lointaine), il serait difficile de croire facilement que Dieu ait pu se servir de lui d'une manière aussi spéciale, au point de le hisser au haut de la pyramide du Ministère, faisant de lui le plus grand de tous les prophètes depuis Enoch jusqu'à nos jours, à l'exception de notre Seigneur Jésus-Christ.

        Ici, une fois de plus, nous voyons s'accomplir pleinement ces paroles de l'apôtre Paul dans I Corinthiens 1:27-29 : "Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu'on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair de se glorifie devant Dieu." Le Révérend Gordon Lindsay va nous introduire dans ce cadre singulier où naquit, un certain 6 Avril 1909, le petit William.

Une naissance particulière

      "Le jour commence à poindre en ce beau matin d'avril de l'année 1909, dans les collines du Kentucky, non loin de l'endroit où Abraham Lincoln est né presque cent ans auparavant. Dans une modeste cabane, la lumière se glisse à travers la fenêtre sur une paillasse, quand on entend crier un bébé. Les menottes d'un nouveau-né de deux kilos et demi caressent les joues de sa mère de quinze ans. Près du lit se tient le jeune père, Charles Branham, les bras croisés sous le rabat de sa salopette neuve : il a fait un brin de toilette pour accueillir les gens de la montagne venus pour la circonstance. Alors que le jour se lève, les oiseaux chantent  déjà, et le père n'a jamais vu l'étoile du berger aussi belle. Le nourrisson crie encore, en passant sa petite main sur le visage de sa mère.

 
     'On va l'appeler William', dit le père en contemplant son fils nouveau-né. 'Très bien, dit la mère, comme ça on pourra lui dire Billy.' elle était bien loin de savoir que les mains de ce petit enfant qui touchaient ses joues allaient être employées par le Dieu Tout-puissant pour délivrer Son peuple de la maladie et de l'esclavage. Personne, dans cette région, n'imaginerait que ce petit bébé né dans une famille pauvre des montagnes portera un jour le Message de l'Évangile dans le monde entier. Parmi les gens des montagnes, les Branham sont les plus pauvres d'entre les pauvres. Pourtant, les voies de Dieu sont insondables!

 
     Alors que les voisins viennent voir le nouveau-né, rapportera-t-on plus tard, une étrange atmosphère de respect emplit la pièce. Quelqu'un peut-il dire que ce n'est pas la présence de l'Ange qui, sous la conduite de Dieu, guidera William Branham dans bien des évènements de sa vie, et lui parlera par la suite en personne ?"

 
     Certes, les Branham étaient les plus pauvres d'entre les pauvres de cette petite contrée de montagnards, mais c'est eux que le Dieu qui ne change pas a visités par ce don qui va servir pour la délivrance du peuple de Dieu, mais aussi pour la chute des incrédules. "Voici, cet enfant est appelé à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir  un signe qui provoquera la contradiction." Ces paroles de l'Ecriture auraient pu être dites de William Branham, tellement la vie de cet homme ressemblera à celle de son Maître et Seigneur, Jésus-Christ. Laissons maintenant la parole à William Branham, pour nous parler de sa naissance et de son enfance.

 
     "Je suis né le 6 Avril 1909, dans une petite cabane, la-haut dans les montagnes du Kentucky, près de Burkesville. Nous n'avions pas de docteur, seule une sage-femme assistait ma mère, et c'était ma grand-mère. Ma mère avait quinze ans et mon père en avait dix-huit, et pour cet évènement il s'était acheté une nouvelle salopette.

 
     Nous étions très pauvres, les plus pauvres parmi les pauvres. Notre petite cabane de montagne n'avait pas de fenêtre, seulement un petit volet de bois dans la porte qu'on laissait ouvert le jour et qu'on fermait la nuit. L'unique pièce où nous vivions n'avait ni tapis, ni même de plancher de bois, c'était seulement un plancher de terre battue. Un dessus de souche posé sur trois pattes nous servait de table avec deux chaises faites de branches d'arbre, juste des petites branches de noyer attachées ensemble avec le fond recouvert d'écorce.

 
     Et ainsi, le matin où je suis né et que j'ai commencé à pleurer, ma mère voulut voir son enfant, elle n'était elle-même qu'une enfant. Et lorsque papa ouvrit le volet juste au point du jour vers 5 heures, il y avait là un petit rouge-gorge se tenant à côté d'un buisson près de la fenêtre, chantant de toutes ses forces, et cette Lumière que vous voyez sur la photo entra en tourbillonnant et se tint au-dessus du lit. Grand-mère ne savait que dire et cela les effraya. Ils racontèrent à leur entourage dans les montagnes : "Cette lumière est entrée." Ils essayèrent de comprendre. Quelques-uns dirent que ce devait être le soleil se réfléchissant sur un miroir dans la pièce, mais il n'y avait pas de miroir et le soleil n'était pas encore levé, car il était trop tôt, c'était 5 heures. Et puis... ils l'oublièrent.

 
     Autrefois mes ancêtres étaient catholiques. Mon père était strictement Irlandais. La seule coupure dans le sang irlandais fut ma grand-mère maternelle qui était une Indienne Cherokee. Ma mère était donc une métisse. Mon père et ma mère n'allaient pas à l'église. Ils se marièrent en dehors de l'église et n'avaient pas de religion du tout. Là-haut dans les montagnes, il n'y avait même pas une église catholique.

 
     Quand j'eus dix jours, ils m'emmenèrent à une petite église baptiste appelée "Le Royaume Des Opossums". C'est tout un nom ! Un vieux prédicateur itinérant baptiste venait là-bas environ une fois tous les deux mois. Les gens avaient une petite réunion où ils chantaient quelques cantiques, mais ils entendaient une prédication à chaque fois que le voyageur passait par là. Ils le payaient chaque année avec un sac de citrouilles ou quelque chose du genre que les gens récoltaient pour lui donner. Et le vieux prédicateur vint- et là offrit une prière pour moi, petit garçon. Ce fut mon premier passage à l'église." [L'Histoire De Ma Vie - Los Angeles, Californie, 19. 04. 1959]

 

2011 La naissance de William Branham.
Powered by Joomla 1.7 Templates