Dernier voyage outremer

Les adieux

 

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Frère Branham avait un gros poids sur son cœur: Retourner en Afrique noire, pour leur porter une fois encore le Message, afin de consolider l'œuvre qu'il y avait commencée en 1950.

 

  La Campagne de l'Afrique du Sud était l'une des plus mémorables et des plus prestigieuses pour le Prophète.

     Il n'a cessé de louer la simplicité, la foi, la soif et la faim spirituelles des peuples d'Afrique noire. Ce "Full Contact" entre William Branham et les Africains fut un véritable coup de foudre qui continuera de hanter l'esprit et le cœur du Prophète jusqu'à sa mort. Lisez-en son propre témoignage.

  Avant de parler de ce voyage d'adieu que Dieu avais enfin accordé à Son serviteur et Prophète en Mai 1965,  voyage d'adieu à la "Reine du Sud", à l'Afrique, suivons pendant un instant la pensée du Messager pour le Sud, et particulièrement pour les Africains.

"Je sais qu’il fait terriblement chaud cet après-midi, mais vous seriez surpris de voir la différence qu’il y a entre ce qui est ici et ce qui est au Congo Belge, d’où ils viendraient jusqu’en Afrique du Sud. Ils viendraient un matin, et ils s’étendraient sur le sol toute la journée sous cette chaleur, sous un soleil caniculaire, et non pas seulement pour un jour, mais ils attendraient là pendant deux ou trois semaines que j’arrive dans le pays. Ils viennent à travers les jungles, portant leurs bien-aimés sur des planches et autres. Le lion pourrait venir, et il les obligerait à grimper sur un arbre ; ils y attendraient peut-être un jour, ou jusqu’à ce que le lion s’en aille, alors ils redescendraient. Ils pourraient aller un peu plus loin. Ils essaieraient de boire de l’eau d’un courant ; le crocodile pourrait attraper l’un des enfants, mais ils continueraient leur route. Voyez ? Ils pleurent pendant quelques heures, mais, sachant que c’en était terminé, ils continuent. Voilà comment ils sont, ces gens ; ils ne craignent pas la chaleur. Ils essaient de trouver la Vie. Voyez ? Ils essaient de trouver quelque chose qui donne la paix, et cela dépasse tout entendement." (Montre-Nous le Père – 31. 07. 60).

 

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"Ils ont près de cent cinquante prédicateurs là-bas, qui sont baptisés au Nom de Jésus-Christ, et ils embrasent simplement le pays. Le Message est en train de balayer l’Afrique partout ; des aviateurs et de grands hommes viennent et sont baptisés au Nom de Jésus-Christ." (Honteux de Lui – 11. 07. 65).

 

 

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"C’est ça que j’ai dans le cœur, frère, aujourd’hui, quand je pense à l’Afrique, et ces pauvres petites mains noires qui se lèvent, ils disent : ‘‘Frère Branham, encore une fois, parlez-nous de Jésus !’’ Oh, miséricorde ! Il y a quelque chose au plus profond de mon être, qui s’émeut, qui brûle. Aussitôt que je peux recueillir assez d’argent, aussi, je vais là-bas. C’est ce que je fais avec chaque sou que je reçois, tout, Dieu le sais, à part ce qu’il me faut pour manger. Et pour la plupart, ce sont les gens qui me donnent mes vêtements. Je me limite au strict nécessaire pour moi-même, autant que je peux, je remets ça tout de suite dans le fonds missionnaire, dont il a été convenu avec le gouvernement que je ne paie même pas d’impôts là-dessus. Dès que j’ai amassé trois, quatre ou cinq mille dollars, je fais la traversée pour me rendre là-bas, et je prêche l’Evangile à ces gens au sujet desquels je sais que ce jour-là j’aurai des comptes à rendre. Et je saurai rendre ces comptes." (Démonologie – Première partie).

 

 

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"Maintenant, Père, étant donné que nous voyons à travers le pays, autour du monde en Afrique, des douzaines et des douzaines à travers l’Afrique du Sud, le Mozambique, dans tout le pays, de petites assemblées qui prennent ces bandes, elles iront à vingt et quelques nations différentes. Ils commencent à saisir cela et à sortir, des centaines et des centaines d’entre eux. Cela n’en prendra pas beaucoup, Seigneur. Et quand le dernier membre sera reçu dans le Corps, Christ reviendra." (L’Union Invisible de l’Epouse de Christ – 25. 11. 65).

 

 

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"J’ai immédiatement écrit la vision, après l’avoir eue ce matin-là. Ensuite, le directeur de campagne, comme nous l’appelons, a fait des arrangements pour aller en Inde. Et il—il n’aimait pas beaucoup l’Afrique. Eh bien, il me dit à Chicago, il dit : ‘‘Frère Branham, contournons simplement l’Afrique et allons en Inde.’’

 

J’ai dit : ‘‘Cela vous regarde, frère ; partout où le Seigneur veut que je travaille, c’est en ordre.’’" (La Grande Commission – 01. 03. 58).

 

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    "Dieu a dit à Abraham de « se séparer ». Et étant juste un humain, Abraham prit son père avec lui. Il prit avec lui le fils de son frère, son neveu, ils s’accrochaient tous à lui. Et Dieu ne l’avait jamais béni jusqu’à ce qu’il a fait ce que Dieu lui avait dit de faire.

 

                             Je ne dis pas que vous n’êtes pas chrétien. Cela… Je ne conteste à personne le titre de chrétien. Mais je dirai ceci : si Dieu vous a dit de faire quelque chose, Il ne vous bénira jamais, jusqu’à ce que vous le fassiez. Je suis à la chaire ce soir avec l’une de ces choses, qui ne me quittent pas. Mes réunions n’ont pas été ce qu’elles auraient dû être, ces deux dernières années. C’est parce que j’ai failli à l’égard du Seigneur. Je… Il m’a dit d’aller en Afrique et, ensuite en Inde. Ça se trouve écrit ici même, au dos de ce livre, en ce moment même.

 

                                  Et l’organisateur m’appela et dit : ‘‘Oubliez ces Afrikaans, l’Inde est prête.’’

 

                                  Le Saint-Esprit m’a rencontré et a dit : ‘‘Tu iras en Afrique, comme Je te l’ai dit.’’

 

                                  Et une autre année passa. Et les organisateurs… J’avais oublié la chose… On me dit : ‘‘Nous allons en Inde, les billets sont déjà là.’’

 

                                       Je suis parti et j’ai oublié la chose jusqu’à ce que je sois arrivé à Lisbonne. Une nuit où… je pensais que j’allais mourir. Le lendemain matin, je m’apprêtais à aller dans la salle de bain pour prendre un bain. Oh, j’étais si malade que je pouvais à peine me lever. Et, cette Lumière, suspendue là dans la salle de bain, me dit : ‘‘Je me rappelle bien t’avoir dit d’aller d’abord en Afrique !’’

 

Depuis lors, mes réunions connaissent une baisse. Bien que je sois allé en Inde, et que j’aie eu près d’un demi-million de personnes qui se tenaient là, cela n’a cependant pas été ce que Dieu m’avait dit de faire. Et je sens que mes réunions ne seront jamais un succès, à moins que je ne fasse tout de suite demi-tour et ne remette les choses en ordre. Peu importe ce que je fais, c’est d’abord l’Afrique, parce qu’il faut le faire. Voici, la Parole éternelle de Dieu est placée là. Elle est placée là. J’étais bien avisé. Mais il me faut faire demi-tour. Et il me semble que l’année prochaine est ce temps où ‘‘je sortirai de la coquille’’ avec l’aide du Seigneur." (Hébreux, Chapitre 7 – 1ère partie – 15. 09. 57 - Soir).

 

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"Un peu plus tard, il se peut que je… je doive… aller outre-mer ; c’est ce que je ferai très bientôt, si Dieu le permet. Je dois aller en Afrique conformément à une vision. Je pense que je ne prospérerai jamais beaucoup dans mes réunions tant que je ne serai pas allé en Afrique pour accomplir cette vision. Eh bien, ce sera donc probablement au cours du printemps prochain." (Hébreux, Chapitre 7 – 2è partie – 22. 09. 57).

 

 

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"Maintenant, dans ce… Une vision est venue, il n’y a pas longtemps, et m’a parlé à propos du voyage en Afrique. Et j’ai pensé que cela signifiait que je devais aller en Afrique en premier, puis en Inde. Et le Seigneur m’a parlé et m’a dit d’aller premièrement en Afrique, ensuite en Inde. Eh bien, j’ai pensé que cela était conforme à la vision.

 

Ensuite, j’ai oublié cela, et je suis allé en Inde premièrement. Alors, Il me condamna au Mexique, comme vous en connaissez l’histoire. Il dit : ‘‘Je pensais t’avoir dit : ‘Va d’abord en Afrique.’ Alors, j’étais condamné. Et j’y ai toujours pensé, et maintenant cela monte ; la révélation commence à me pousser pour l’Afrique, et j’ai lu dans la vision, et la vision, en réalité, dit : ‘‘Va d’abord en Inde, en Afrique ensuite.’’ C’est exactement de cette façon que cela arrivera.

 

Maintenant, voyez, le Seigneur m’a parlé, sachant que je faillirai, mais la vision ne peut faillir. C’est ce que Dieu a déjà dit, et cela ne peut faillir. La vision, je l’ai écrite sur la feuille de garde de ma Bible. Peut-être que je l’apporterai et je vous ferai voir qu’elle dit en réalité que je me rendrai d’abord en Inde, et ensuite en Afrique ; mais Il m’a dit d’aller en Afrique en premier, puis en Inde, sachant que je faillirai ; mais la vision en peut faillir. Dieu l’a exprimée. Elle doit s’accomplir de cette façon-là." (La Reine de Sebha – 07. 01. 58).

 

 

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"J’ai réalisé seulement hier soir que la vision que le Seigneur m’a donnée il n’y a pas longtemps, c’est écrit sur la feuille de garde de ma Bible, et je l’ai racontée à l’église… Ensuite, Il m’avait dit : ‘‘Va en Afrique, puis en Inde.’’ J’ai dit : ‘‘Oui, Seigneur.’’ Et quand M. Baxter m’a dit au Mexique, ou à Chicago, il a dit : ‘‘Allons en Inde. Laissez ces Afrikaans tranquilles. Ils ne coopéreront pas avec nous correctement.’’

 

Très bien,’’ ai-je dit. Puis, je l’ai oublié. Quand je suis rentré à la maison, l’Ange du Seigneur me rencontra entre les deux chambres, une Colonne de Feu, une Lumière, la même. Et Il a dit : ‘‘Tu vas en Afrique comme je t’ai dit d’aller.’’

 

Et un an plus tard, ils m’en ont à nouveau parlé, et j’avais oublié cela. Je ne l’avais pas noté. Et j’étais avec mon fils là-bas au Mexique, à Lisbonne, au Mexique. J’étais frappé par la maladie toute la nuit durant. Et le matin suivant, j’allais à la salle d’eau pour prendre une douche. Alors que je m’y rendais, voilà l’Ange du Seigneur qui se tenait là ; Il dit : ‘‘Je pensais t’avoir dit d’aller premièrement en Afrique.’’

 

J’ai dit : ‘‘Seigneur Dieu, je ne suis pas digne d’être ton serviteur.’’ J’ai dit : ‘‘Si Tu veux, ôte Ton Esprit de moi et donne-Le à quelqu’un d’autre.’’

 

Or, pas plus tard qu’il y a quelques jours, quand j’ai fait des arrangements pour l’Afrique cette année… Ils sont en train de le faire maintenant là-bas. Hier soir, je lisais cette vision. Et Dieu savait que j’allais faillir à cela. Dans la vision… Je ne l’ai pas remarqué jusqu’à hier soir, et j’ai appelé Frère Sothmann, Leo, et tous les autres. La vision dit : ‘‘Tu iras premièrement en Inde, ensuite en Afrique.’’ Voyez, je—je l’ai écrite moi-même. C’est moi-même qui ai écrit cela.

 

J’ai sauté du lit où j’étais assis, très tôt un matin, et je L’ai vu entrer dans la chambre. Et j’ai noté exactement ce que cela avait dit, comme Il—Il me le disait là. Et je l’ai relue à plusieurs reprises et je n’ai jamais remarqué cela. Hier soir, quand j’ai appelé les gars, elle était là, sur la feuille de garde de ma Bible où tant et tant de personnes l’ont lue. Il est dit : ‘‘Il viendra des gens à moitié vêtus, et—et je leur prêcherai. Ils se réjouissaient. Après cela, la Lumière jaillit et montra les Blancs et les Noirs ensemble en Afrique.’’ Nous n’avons pas encore vu cela, nous l’attendons juste, nos yeux sont ouverts." (Je Me Tiens à la Porte et Je Frappe – 08. 12. 57).

 

 

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"Et lorsque j’eus fini ma prière, et que j’eus dit : ‘Amen,’ et que j’eus demandé sa guérison, la petite tourterelle s’envola.

 

Les prédicateurs le remarquèrent. Et quand je commençai à parler à cette femme pour la consoler, le Saint-Esprit parla et dit : ‘‘elle va être bien.’’ Et aujourd’hui, elle pèse cent trente livres, et elle est en parfaite santé. Il y a une grand Lumière verte qui brûle en Afrique." (Qui a Cru à Notre Rapport ? – 19. 07. 51).

 

 

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"Ce monde est affamé, mes amis. Donnez-leur l’Évangile dans sa véracité, dans sa puissance. Une Lumière verte, pour éclairer l’Afrique." (Une Seule Vraie Église – 27. 07. 51).

"Or, que signifie cette Lumière verte dont parle le prophète ? Frère Branham explique ce qu’il a vu sur l’Afrique, qui le pousse vers le continent noir, chose à laquelle toute sa vie a été connectée.

 

                 Prenez garde à tout ce qui est humble, parce que c’est ce qui est juste. Tout ce qui est grand et prétentieux, n’y faites pas attention ; c’est beaucoup de vent, mais ce n’est rien du tout.

 

                                  Il avait l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine.’’ Revenons en arrière. Nous avons un peu de temps, n’est-ce pas ? Nous avons encore environ quarante minutes. Retournons à la Bible, à l’Ancien Testament, à Ezéchiel, et lisons le passage ou Ezéchiel, lui aussi, vit Jésus. Puis nous comparerons ces versets ensemble et nous verrons ce que cela nous donne. Ezéchiel, chapitre 1. Je vais lire les cinq premiers versets et ensuite nous lirons les versets 26 à 28. Lisons les premiers versets du prophète Ezéchiel au chapitre un. « La trentième année, le cinquième jour du quatrième mois, comme j’étais parmi les captifs du fleuve du Kebar, les cieux s’ouvrirent, et j’eus des visions divines (faites attentions !) Le cinquième jour du mois (c’était la cinquième année de la captivité du roi Jojakin), la Parole de l’Eternel fut adressée à Ezéchiel, fils de Buzi, le sacrificateur, dans le pays des Chaldéens, près du fleuve du Kebar ; et c’est là que la main de l’Eternel fut sur lui. »

 

                                  Ce prophète vivait cinq cent quatre vingt-quinze ans avant la venue de Christ, mais voyez comme sa vision correspond à celle de Jean. « Je regardai, et voici, il vint du septentrion un vent impétueux, une grosse nuée, et une gerbe de feu, qui répandait de tous côtés une lumière éclatante, au centre de laquelle brillait comme de l’airain poli, sortant du milieu du feu. Au centre encore, apparaissaient quatre animaux, dont l’aspect avait une ressemblance humaine. »

 

 Remarquez que l’Esprit de Dieu qui était au-dessus de l’apparence de ces quatre êtres avait la couleur de l’ambre. Or, l’ambre a une couleur jaune-verdâtre. Il Se révéla à Ezéchiel au milieu d’une vision. Cette Lumière qu’Ezéchiel vit venir au-dessus des quatre êtres vivants était jaune-verdâtre. Quand Il vint vers Jean, Il apparut dans la couleur émeraude, qui est d’un vert chaud ; Il vient à Jean dans une couleur vert-jaunâtre. Il vient à nous dans la couleur vert-jaunâtre. Il est la Lumière ! Marchez dans la Lumière. Il est la Lumière. " (Révélation, Chapitre Quatre – 2è partie – Les 24 Anciens)

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   "Puis, Il s’en alla à nouveau. Et je me suis mis à me réjouir là, et j’étais vraiment heureux. Et à ce moment précis, Il revint et m’emporta au loin. Maintenant, écoutez attentivement. Ayez votre feuille de papier prête. Quand Il est venu cette fois-ci, Il me plaça dans une réunion à Durban, géographiquement ; je voyais cela telle qu’était la réunion de Durban, j’avais les regards tournés vers le sud. J’étais au nord. Et il y avait une grande réunion, exactement la même réunion. Et j’ai remarqué que cette réunion devenait bleue ; les gens s’élevèrent du sol, et disparurent vers l’ouest.  

Maintenant, je parle lentement, afin que les gens le saisissent et puissent l’écrire. Ils disparurent vers l’ouest… Et à ce moment-là, je regardai à nouveau droit devant moi, vers le sud, et il y avait une nouvelle réunion, plus importante que l’autre. Et il y avait de belles gens : des hommes et des femmes, avec leurs mains levées, louant Dieu. Et j’ai dit : ‘‘Sont-ils tous des Blancs ?’’ Puis j’ai regardé, et j’ai vu des Africains, la grande race noire, se tenant là. Et à ce moment précis, j’ai entendu quelque chose qui avançait, faisant un bruit assourdissant, comme une dynamo qui tourne." (Compte Rendu du Voyage en Afrique – 09. 11. 58).

 

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"Pourquoi devrais-je aller en Afrique, alors que j’ai six, sept cents villes ici, au Mexique, qui appellent (Voyez ?), ici même, sans quitter le Mexique, le Mexique, et n’importe lequel de ces endroits ? Pourquoi voudrais-je y aller ? Mais c’est quelque chose dans mon cœur qui m’attire en Afrique. Là-bas—ces gens, là-bas—il y a quelque chose à leur sujet que j’aime, et JE VEUX ALLER SEULEMENT POUR LES GENS DE COULEUR. Il y a quelque chose dans plusieurs d’entre eux, leurs conducteurs, ils ne pensent pas que je devrais faire cela. Mais je—je veux aller vers mes amis de couleur. C’EST LẦ QUE LE SEIGNEUR M’A APPELE. Maintenant, ils sont dans le besoin. Beaucoup de ces gens, ces Blancs, peuvent s’offrir des médecins et tout. Mais ces pauvres indigènes vivent là-bas, à moitié pourris. Je sens qu’ils sont ceux qui pourraient recevoir Cela. C’est eux." (Honteux de Lui – 11 Juillet 1965).

   Après de multiples tentatives, dans un cycle épouvantables d'espoirs suscités et de déceptions essuyées, Frère Branham finit par retourner en Afrique; non plus pour de grandes campagnes évangéliques, mais comme un touriste pour chasser, avec un visa portant mention: "RESTREINT". Ce voyage sera le DERNIER voyage outremer qu'effectuera le Prophète, avant sa mort sept mois plus tard. Un Voyage d'Adieux à ses "frères de couleurs", à qui il n'apportera plus la Parole et pour qui il ne priera plus comme tant espéré. Frère Branham ne savait certainement pas qu'il ne reverrait plus l'Afrique, mais il n'ignorait pas que la Semence jetée en terre produirait selon son espèce. Ainsi, sans les avoir revus, le prophète avait indubitablement à l'esprit tous ces enfants noirs de Tanganyika (Tanzanie), de la Zambie, du Congo, du Malawi, de Johannesburg, et de toutes les autres nations du sud de l'Afrique. Car lui, plus que personne d'autre, savait que l'heure avait sonné pour que Dieu, qui avait œuvré avec les gens de l'Est, ceux du Nord et de l'Ouest, Se tourne maintenant vers les peuples du Sud, et particulièrement vers la "Reine du Sud", là où Dieu l'avait appelé.

   Laissons Notre précieux Frère Branham dire ses derniers mots à l'Afrique.

    "C'est l'un des plus glorieux moments de ma vie. J'ai attendu quarante ans pour ce moment-ci. Mon cœur avait soif de vous revoir, depuis que je vous ai quittés. J'ai beaucoup prié pour que je puisse revenir.

   Il y a quelques semaines, j'étais sous une grande anticipation, croyant que j'allais pouvoir venir et tenir une réunion. Mais quand j'ai eu le visa avec la mention "RESTREINT", j'étais presque au bord d'une crise cardiaque. Ha. Comme je voulais venir! Mais je crois que par Dieu, j'officierai à nouveau au Nom du Seigneur Jésus, parmi les gens d'Afrique. Dieu a promis de nous donner le désir de notre cœur. Et c'est l'un des désirs de mon cœur. 

   Je me souviens des grandes réunions tenues ici à Johannesburg. Je me souviens de ce garçon qui avait un pied trop court, lequel était redevenu long, normal. Et la dame qui -- la petite fille qui avait été guérie d'une maladie du dos, et sa mère perdit connaissance et tomba à la renverse dans un petit lit. [Le traducteur dit : 'Il s'agit là de la cousine de ma femme' -- Ed.] Votre femme...? Oh, là là !

   Il y a tant de grandes choses. Sans doute, beaucoup de ces personnes qui avaient assisté à ces réunions sont maintenant auprès du Seigneur. J'ai aussi vieilli depuis lors. IL NE FAUDRA PLUS LONGTEMPS POUR QUE MON TEMPS DE RENTRER A LA MAISON ARRIVE. Alors, nous serons ensemble pour toujours. Plus de visas. Ha! Ha!

   Je -- je me sens comme si j'allais apporter le Message. Ha! Ha! Mais il est écrit dans l'Écriture : "Donnez à César les choses qui sont à César, et à Dieu, les choses qui sont à Dieu." J'espère vous retrouver ici dans quelques instants, pour vous serrer la main, et avoir à nouveau ensemble une communion. J'apprécie toutes ces bonnes personnes. J'espère que j'aurai tous mes frères d'Afrique ici aujourd'hui, de toutes les dénominations. Afin que nous puissions venir tous ensemble et causer toute la soirée. Et j'aimerais entendre ce que le Seigneur fait ici pour vous. Et j'aimerais vous raconter ce qu'Il fait pour nous de l'autre côté de la mer. Peut-être le permettra-t-Il un de ces jours. Jusque-là, je prierai pour vous. Prierez-vous pour moi? Que Dieu vous bénisse."

    Frère Branham, nous ne pouvons plus prier pour toi, car tu es déjà au repos, attendant que nous venions; et toi non plus, tu ne peux davantage prier pour nous, mais le glorieux Saint-Esprit, le Message de l'heure que tu nous as apporté, intercède pour nous par des soupirs inexprimables. Et un jour prochain, en ce glorieux matin de la résurrection, tous ces enfants couleur d'ébène se rassembleront autour de toi, leur Messager-Prophète, comme des fleurs noires dans le bouquet multicolore des rachetés de toutes les nations du monde, avec ce cri de reconnaissance : "NOTRE PRECIEUX FRERE !"

2011 Dernier voyage outremer.
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