La tempête calmée

brsunsroc

 

La quatrième fois que le Prophète manifestera le Troisième Pull, il se trouvait sur les montagnes avec un groupe de frères, à la chasse.

Une tempête de neige avait été annoncée à la radio et dans les journaux. Tous les autres groupes avaient décampé.

          Frère Branham était cependant resté avec son groupe, parce que les frères voulaient profiter de leur autorisation. 

 

     Il escalada la montagne après avoir donné des instructions fermes au groupe. A ce moment se déclencha la grosse tempête annoncée. La vie de l'homme de Dieu était en danger, et il n'aurait pas pu s'en sortir, car alors qu'il voulait descendre pour retrouver les autres frères au camp, la Voix lui ordonna de retourner à la cime de la montagne. Mais Dieu, qui mettait l'obéissance de Son Prophète à l'épreuve, allait entrer en scène et renverser la situation d'une manière spectaculaire, déployant ainsi une fois de plus le Mystérieux Troisième Pull.

     Tous ceux qui sont habitués au Message de Frère Branham connaissent parfaitement le miracle de la tempête de neige survenu au Colorado, par la puissance de la Parole Parlée créatrice, lors d'une partie de chasse où Frère Branham prenait part avec un groupe de frères;

     Une tempête de neige et de grésil avait été annoncée par les média, et tout le monde savait combien il était dangereux de se trouver dans ces montagnes en pareils temps. Le prophète de Dieu, conduit par une main invisible et le plan de Dieu, voit sa fin arriver, quand le Dieu imprévisible tourne la situation à Sa gloire et permet à Son serviteur de manifester, une fois de plus, le glorieux Troisième Pull. Frère Branham nous raconte lui-même cet évènement.

     "Quand nous retournâmes au Colorado, la saison avait été très sèche. Le gibier était rare. Le Seigneur bénit frère Wheeler et lui donna un beau trophée comme j'en désirais depuis vingt ans! Il y a longtemps que frère Banks et moi en cherchions un, mais passant d'une région chaude à une région froide, mon fusil s'était déréglé et j'atteignis l'animal, qui se tenait entre deux arbres, plus bas qu'il n'aurait fallu pour le tuer sur le coup. Mais malgré que je l'ai touché si haut, il fit un bond et sembla tomber ainsi.

     Billy qui était avec moi dit: "Tu l'as eu." Je le croyais moi aussi. Mais quand nous nous rendîmes sur place il n'y avait rien. Il me dit alors: "Tu as touché un arbre." J'ai regardé partout: il n'y avait aucune trace sur un arbre. J'ai poursuivi mes recherches. C'est à ce moment qu'il y eut un signe avertisseur. il y avait une centaine d'hommes un peu plus haut que là où nous étions. Frère Palmer et les autres en sont témoins. Frère Welch Evans était aussi là avec son garçon Ronnie. (Je crois que je lui ai téléphoné il y a un certain temps.) Une quantité d'hommes étaient montés plus haut que là où nous étions, dans ce qu'on appelle un "camp de vaches", là où se tiennent les cow-boys pour garder les troupeaux de vaches séparés les uns des autres. Autrefois j'allais dans ce camp moi-même pour m'occuper du bétail et garder les troupeaux séparés.

     Il y avait là-haut une centaine d'hommes environ. Mais chacun sait que dans ce pays quand la radio annonce une tempête, il vaut mieux s'en aller immédiatement. C'est pourquoi frère Palmer et les autres étaient partis plus tôt, n'ayant qu'une voiture à trois vitesses. Il fallait qu'ils quittent cet endroit à cause du mauvais temps car vous savez, autrement on peut rester bloqués là pendant des semaines. Les prévisions météorologiques, les journaux et la radio avaient annoncé une tempête de neige. Un groupe après l'autre, ils partirent pratiquement tous de ce camp là-haut parce qu'ils savaient que c'était le moment.

     Mais mes frères avaient un permis de chasse pour deux cerfs et ne voulaient pas partir. J'ai donc dit: "Nous resterons!" Mais j'avais une réunion six jours plus tard et devais rentrer à Tucson.

     Ainsi ma petite femme... Nous sommes mariés depuis vingt-deux ans. Et depuis vingt ans, pour notre anniversaire de mariage, je suis toujours monté là. J'ai là un petit coin où je me retire toujours pour prier, et il ressemble à l'endroit où je l'avais amenée.

     Vous voyez, je n'avais pas assez d'argent pour faire à la fois une expédition de chasse et un voyage de noces, alors j'ai pris ma femme avec moi à la chasse en guise de voyage de noces. Nous étions à New York et je me rappelle l'avoir aidée à enjamber des troncs et autres obstacles et l'avoir conduite à ces endroits. J'ai un petit coin là-bas et je pense toujours à elle quand j'y vais le jour de notre anniversaire de mariage, le 23 octobre. C'est le jour de l'ouverture de la chasse, et depuis vingt ans, je n'ai jamais été à la maison ce jour-là, mais toujours là-haut.

     Ainsi donc, ce jour était notre anniversaire. Le soir, autour du feu de camp, je dis aux frères: "Si vous voulez rester, rappelez-vous que nous pouvons être bloqués ici pendant un mois!" Car j'ai vu six mètres de neige tomber d'une seule nuit. Un jour il fait beau et sec, le lendemain la neige est haute comme cela, peut-être jusqu'à dépasser le toit de votre tente. Alors, il faut rester jusqu'à ce qu'elle ait fondu. Vous êtes loin de tout. En cas d'urgence ils envoient un hélicoptère, naturellement. Mais en général personne ne périt, et il ne vous reste plus qu'à attendre là.

     Après avoir entendu les prévisions du temps tout le monde fila en vitesse. Il ne restait plus que nous et je dis aux frères: "Maintenant, décidez-vous. Si vous voulez rester, je reste avec vous pour chasser et je téléphone à ma femme pour lui souhaiter un bon anniversaire. J'irai aussi acheter des victuailles parce que nous risquons de devoir rester ici. Nous avons manqué de pain la dernière fois et je ne veux plus voir encore de ces crêpes! Oh, ces crêpes! J'en ai mangé au Canada pendant vingt-et-un jours et j'en ai par-dessus la tête!" Je voulais me procurer du pain.

     Ils dirent qu’ils désiraient rester. Il n’y avait donc rien d’autre à faire que de rester. Frère Mann et moi descendîmes acheter les provisions. J’appelai ma femme au téléphone, mais il n’y eut pas de réponse. J’attendis environ une heure pendant laquelle nous achetâmes nos marchandises, puis je retournai téléphoner, toujours sans résultat. Alors j’appelai la sœur Evans (je crois qu’elle est ici). Oui, frère et sœur Evans sont ici.

     Sœur Evans me dit : ‘‘J’appellerai sœur Branham et lui souhaiterai un bon anniversaire de votre part !’’ Elle était sortie acheter de la nourriture pour les enfants. Nous revînmes au camp. Le matin suivant, qu’y avait-il dans le ciel ? Des nuages ! Il n’avait pas plu de tout l’automne et tout était vraiment sec. En raison de la sécheresse la saison de la chasse fut prolongée de quelque jours.

     Ce matin-là je dis aux frères : ‘‘A la première goutte de pluie, au premier flocon de neige, au premier grésil, revenez au camp au grand galop parce que quinze minutes plus tard vous ne verrez plus votre main devant vous parce qu’alors vous serez en pleine tourmente et vous auriez beau connaître
parfaitement ce pays, si vous restez là vous périrez. Parfois on ne peut même pas respirer tant est fort ce grésil, et vous mourez sur place.’’
J’ajoutai : ‘‘Dès que ce grésil commence, filez vers le camp aussi vite que vous le pouvez, où que vous soyez.’’

     Je leur dis : ‘‘Montez là-haut et postez-vous dans les ravins. Je monterai tout en haut et ferai rouler des cailloux pour effrayer les cerfs afin qu’ils descendent et vous tirerez ce que vous voudrez.’’

     Alors je commençai à monter là-haut et j’arrivai à un endroit que nous appelons ‘‘ la Selle ’’, un petit coin que je traverse toujours pour aller à un endroit appelé ‘‘Quakeknob’’ qui se trouve juste sur la ligne de partage des eaux à une altitude passablement élevée. Au moment où j’étais presque arrivé à cette petite Selle, les nuages devinrent de plus en plus noirs. Toutes les voitures étaient parties, il ne restait plus là-haut que nous et les cow-boys du camp. Cela empirait et quelques minutes plus tard, la pluie se mit à tomber. Je mis mon fusil à l'abri sous mon manteau pour que la lunette ne s'embue pas et que la monture ne soit pas mouillée. Je croisai la trace d'un ours ou de quelque chose qui passait par là, alors je tins mon viseur ainsi et allai m'asseoir un moment sous un arbre. Je me mis à prier : ‘‘Seigneur Dieu, Tu es le grand Jéhovah et je T’aime.’’

     Combien d’expériences n’ai-je pas faites ! J’indiquai au frère Palmer et aux autres frères l’endroit où j’avais vu une fois l’aigle s’élever. Vous savez, c’est l’endroit où toutes ces choses sont arrivées. Pour moi, être là-bas est une question de tempérament. J’ai fait tant d’expériences glorieuses avec mon Seigneur dans ces montagnes ! Je ne peux pas monter là-haut sans Le voir. Il est simplement partout ! 

     Du grésil se mit à tomber et le vent commença à tourbillonner comme cela. Je me dis : ‘‘Eh bien, même si je connais le chemin pour redescendre, il vaut mieux me mettre en route immédiatement.’’

J     e regardai vers le bas mais ne pouvais même pas voir le fond de la vallée à cause des nuages qui se tordaient et tourbillonnaient et de ce grésil qui chassait. La tempête était là ! Depuis plusieurs jours les prévisions du temps avaient annoncé l’arrivée d’une grosse tempête de neige.

     Le frère Tom Simpson est ici, venant du Canada. Il entendit les prévisions météorologiques et on lui conseilla d’éviter cette région car on prévoyait une tempête de neige. Où êtes-vous frère Tom ? Ah, ici ! La tempête arrivait et chacun avait pris ses dispositions.

     Je cachai mon fusil sous ma chemise rouge et entrepris la descente. J’étais alors à un demi mile de la ‘‘Selle’’ ; la neige tombait à gros flocons comme ceci et le vent soufflait et tourbillonnait dans la montagne. Je ne voyais plus le fond de la vallée. Je pouvais voir tout au plus à vingt ou trente pieds devant moi. Je savais que je devais arriver à cette petite arête que nous appelions le dos d’âne, puis suivre un ruisseau. Ensuite, je savais où me diriger si le temps se gâtait vraiment trop.

      Je me mis en route et quand j’étais à mi-chemin de la descente, Quelque chose me dit aussi clairement que vous pouvez m’entendre maintenant : ‘‘Arrête et retourne d’où tu viens !’’

     Je me dis : ‘‘A quoi est-ce que je pense ? Ce n’est peut-être que dans ma pensée !’’ Mais je ne pouvais simplement plus avancer d’un seul pas.

     Ce matin-là, David m’avait remis un sandwich. Je crois qu’il cherchait à me rendre la pareille parce qu’un jour j’avais préparé pour son père un sandwich à l’oignon et au miel (je crois que c’était tout ce qu’il y avait dans ce paquet. Je l’avais caché dans ma chemise, mais maintenant il était tout mouillé. J’ai pensé : ‘‘Je vais m’arrêter et le manger. Après, cela ira mieux.’’ Je sortis mon sandwich et le mangeai. Il était environ dix heures. Pendant ce temps je pensai : ‘‘Maintenant cela ira !’’ Je recommençai à descendre, mais Quelque chose me dit : ‘‘Retourne d’où tu viens.’’

     Retourner dans cette tempête ? Remonter un demi mile ou plus dans la montagne, dans ces bois sombres où l’on n’y voit pas plus loin que d’ici à cet orgue ? Je suis en train de devenir un vieillard et il y a maintenant trente-trois ans que je suis un chrétien et je sais que, si ridicule que cela puisse paraître, il faut toujours prêter attention à ce que dit le Seigneur. Faites ce que le Seigneur dit !

     Je remontai jusqu’à la ‘‘Selle’’ en cherchant mon chemin. Il tombait de plus en plus de cette neige mêlée de pluie et il faisait de plus en plus sombre. Je m’assis, rajustai ma veste et cachai de nouveau mon viseur sous ma chemise. Je pensai : ‘‘Qu’est-ce que je fais ici ? Pourquoi dois-je revenir ici ?’’

     J’attendis quelques minutes. J’étais en train de me relever quand j’entendis clairement une Voix qui dit : ‘‘Je suis le Créateur des cieux et de la terre. C’est moi qui crée le vent et la pluie.’’ J’ôtai mon chapeau.

     Je dis : ‘‘Glorieux Jéhovah, est-ce Toi ?’’

     Il répondit : ‘‘Je suis Celui qui a fait cesser le vent sur la mer, Je suis Celui qui a apaisé les vagues. C’est Moi qui ai créé les cieux et la terre. N’est-ce pas Moi qui t’ai dit de demander des écureuils et ils sont venus à l’existence ? Je suis Dieu.’’

     Quand une voix vous parle, observez l’Écriture. Si ce n’est pas scripturaire, laissez tomber. Même si cela est exprimé, restez éloignés de cela !

     Je répondis : ‘‘Oui Seigneur.’’

     Il dit : ‘‘Parle à ces vents dans cette tempête et ils s’en iront.’’ Or, cette Bible est là devant moi et toute ma vie est en Elle.

     Je me levai et dis : ‘‘Je ne doute pas de Ta Voix, Seigneur.’’ Puis je dis : ‘‘Nuages, neige, pluie, grésil, je suis fâché de votre venue. Au Nom de Jésus-Christ, retournez chez vous ! Je commande au soleil de venir immédiatement et de briller pendant quatre jours jusqu’à ce que notre partie de chasse soit terminée et que je parte avec mes frères.’’

     Le vent soufflait de toutes ses forces. Puis il commença à diminuer, devint de plus en plus faible et s’arrêta !

     Je demeurai immobile. Mes frères là-haut se demandaient ce qui se passait. Le grésil et la pluie avaient cessé. Un vent tourbillonnant se leva qui chassa les nuages dans toutes les directions, à l’est, au nord, à l’ouest, et au sud. En quelques minutes le soleil brilla, radieux et chaud. C’est la vérité ! Dieu sait que c’est la vérité ! Je restais simplement là à regarder, mon chapeau à la main.

     J’étais tout engourdi.

     Je pensai : ‘‘Le Dieu même de la création. Tout est dans Sa main ! Qu’est-Il en train de me dire par là ?’’

     Je ramassai mon fusil, essuyai la lunette et me mis à descendre la montagne. Quelque chose me dit : ‘‘Pourquoi ne ferais-tu pas une promenade avec Moi dans ce désert, pourquoi ne marcherais-tu pas avec Moi ?’’

     Je répondis : ‘‘Oui Seigneur, de tout mon cœur. Marcher avec Toi est une des choses les plus glorieuses que je pourrais faire.’’ Je mis mon fusil sur l’épaule et commençai à descendre à travers cette forêt vierge, où jamais la hache n’avait été portée.

     Tout en suivant des pistes de gibier je pensai: "Hier était notre anniversaire de mariage. Je vais aller à notre endroit juste un moment pour adresser en pensée un petit salut à Meda, sur ce monticule où se dresse un petit bosquet de trembles. Je crois que je vais aller jusque là en souvenir de notre anniversaire. puis je redescendrai en contournant ces bois épais et me dirigerai vers Corral Peaks en retournant par ce chemin." Je marchais simplement et me réjouissais.

     Je disais: "Père, je sais que Tu marches avec moi; quel privilège! Je ne pourrais pas marcher avec personne de plus grand! C'est Dieu Lui-même!" Et quel bon soleil brillait tandis que je quittais les montagnes!

     Trois jours plus tard je m'arrêtai à une station d'essence et dis: "Belle journée, n'est-ce pas?" Il n'avait pas plu dans cette région avant la fin des quatre jours. Le soleil avait brillé chaque jour. N'est-ce pas vrai frères? Il n'y avait pas eu un nuage dans le ciel.

     En arrivant à la station d'essence je dis: C'est vraiment une belle journée!"

     - Certainement."

     Il a fait terriblement sec."

     L'employé répondit: "Il s'est passé quelque chose d'étrange, vous savez. Ils avaient annoncé une grande tempête de neige, mais tout à coup elle s'est arrêtée."

     Je descendis avec mon fils Billy pour faire quelques achats près de la frontière du Nouveau Mexique. Le matin, avant de partir, je dis à l'employé du magasin: "Nous avons eu une belle journée!"

     - Oui, en effet.

     "On dirait qu'il a fait passablement sec."

     - Êtes-vous d'ici?"

     "Non, je viens du Wisconsin, mais je suis ici depuis vingt ans, c'est pourquoi je crois pouvoir dire que je suis ici chez moi." Je lui dis: "Alors vous êtes d'ici?" Il me dit: "Bien sûr!"

     Alors je remarquai: "On dirait qu'il y a eu beaucoup de poussière."

     Il me répondit: "Vous savez, il s'est passé la chose la plus étrange. Les prévisions du temps avaient annoncé une tempête et beaucoup de neige. Cela a réellement commencé, puis cela s'est arrêté!"

     Je dis : "Pas possible!"

 

     Puis je rentrai à la maison, Frère Tom dit qu'on l'avait averti de ne pas aller de ce côté car on attendait une tempête de neige. Mais il a pu traverser toute la région sans recevoir la moindre goutte de pluie! Dieu est toujours Dieu, vous voyez, comme Il l'a toujours été! Vous comprenez?  -  [Celui Qui Est En Vous  -  § 76 à 122].

2011 La tempête calmée.
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