Témoignage de Billy Paul Branham

ÉLOGE FUNÈBRE DE WILLIAM BRANHAM

Par Billy Paul Branham

 

 LE SERVICE MEMORIAL DE WILLIAM MARRION BRANHAM

Le 26 Janvier 1966 Ramada Inn Phoenix, Arizona

brbpb3

 Témoignage et Rapport de l'Accident

       Je voudrais remercier Frère Williams, le chapitre des Hommes d'Affaires du Plein Evangile, ici à Phoenix, ainsi que les Directeurs internationaux, pour cette opportunité qui m'est donnée de parler à ce service mémorial, au sujet de mon père. Comme beaucoup d'entre vous le savent, je ne suis pas habitué à parler. Cependant, selon le choix de Dieu, Il m'a permis de voyager avec mon père durant ces douze ou quatorze dernières années, dans ses campagnes d'évangélisation.

 

     A ma connaissance, la première fois que j'ai distribué les cartes  de  prière   dans  une  réunion,  c'était  ici  à  Phoenix, quand Frère Branham tenait une réunion sous la tente. Je crois que c'était ici, sur la route 'West Buckeye, je pense que c'était en 1950. Depuis ce temps-là, j'ai constamment voyagé avec lui, à l'exception d'une année, quand je suis allé à l'École Biblique.

 

     Frère Williams m'a demandé si je pouvais parler. J'ai dit: "Non". Alors, il m'a dit que beaucoup de gens ont demandé et voulaient savoir comment les choses se sont passées. Je ne sais si je peux le faire ou non, mais je ferai de mon mieux.

 

     Frère Branham et moi avions programmé de retourner en Inde, pour deux soirées de réunions. Il voulait parler sur le sujet intitulé: "La Trace Du Serpent". Il m'a demandé de contacter Frère Wood, un administrateur de notre église et un ami intime de Frère Branham, afin de voir comment obtenir l'auditorium de l'école pour la réunion. C'est ce que j'ai fait; et avant même que Frère Wood me rappelle pour la confirmation, papa m'a appelé et il a dit: "Je ne pense pas que nous devrions le faire". Il a dit: "Nous rentrerons simplement à la maison pour les vacances".

 

     Aussi avons-nous repris la route le 18 décembre. Il est venu à la maison ce matin-là, comme d'habitude, et vous qui habitez Phoenix, vous savez quel climat il faisait. Il avait plu pendant plusieurs jours avant, et il avait émis l'idée que nous portions nos vêtements de chasse, parce qu'il pensait que nous aurions du mauvais temps tout le long du chemin jusqu'à la maison. Ce matin-là, il est arrivé aux environs de six heures.

 

 bpbfam    Nous avons quitté Tucson,  ma famille, moi, et sa famille, et il me suivait comme à l'accoutumée dans sa station-wagon. Nous sommes partis approximativement à 6 heures, et nous avons pris notre petit déjeuner à Benson. Nous avons continué jusqu'à Alamogordo, Nouveau Mexique, et avons pris le déjeuner. Mon fils Paul avait voyagé avec son grand-père une grande partie de la journée, et aussi à cause de mon frère Joseph.

 

     Lorsque nous avons quitté le restaurant après le déjeuner, j'ai ramené Paul dans ma voiture avec moi, parce que je voulais qu'il prenne sa sieste? Papa m'a parlé, disant: "C'est en ordre. Laisse-le voyager avec moi."  Alors, nous avons continué vers Clovis, Nouveau Mexique, et nous avons pris le souper dans un petit endroit, je pense que c'était le "Restaurant Denny". Quand nous sommes sortis de là, il faisait déjà très froid. Nous avons appris qu'il allait y avoir de la neige dans la région d'Amarillo cette nuit-là. Ainsi, avant de quitter le restaurant, papa a dit: "Jusqu'où penses-tu que nous devrions aller, Paul?"

 

     J'ai dit: "Oh, peu m'importe." J'ai dit: "Loyce se sent mal; donc, je pense que nous ferions mieux de nous arrêter à Amarillo." Il a dit: "C'est bien." Il est donc monté dans sa voiture, et pour une raison que j'ignore, mon petit frère Joseph s'arrêta, car il allait monter dans ma voiture. Vous savez comment se passent les choses quand vous voyagez avec les enfants. La voiture était toute remplie, et normalement, je ne devais pas le laisser y venir. Je suis certain que ma femme ne l'aurait pas voulu, maman non plus, et je sais que papa ne l'aurait pas non plus voulu, à moins que ce fût dans la volonté divine de Dieu que les choses aillent ainsi. Eh bien, il monta dans ma voiture avec moi.

 

     Nous venions d'embrancher la route du Texas, à quatre-vingts ou quatre-vingt-dix milles [Environ 128 à 144 km] d'Amarillo, quand j'ai vu venir une voiture; il n'y avait de phare que du côté du conducteur. A prime abord, j'ai pensé que c'était une motocyclette, parce que c'était juste au milieu de la route. Je n'y ai pas prêté grande attention. C'était juste en début de nuit, je dirais à peu près vers 7 h 30 mn du soir. Quand elle s'est approchée, j'ai pu voir qu'il s'agissait d'une voiture, et que l'un des phares ne donnait pas. Et, comme je l'ai dit, c'était du côté du conducteur. Le phare que j'ai vu était juste au milieu de la route, et, naturellement, toute la voiture était du côté de la route où je roulais. 

 

     J'ai braqué à ma droite, ai klaxonné, et ai jeté un clin d'œil dans mon rétroviseur, alors que je venais de l'éviter.  J'ai vu  la voiture revenir sur le  côté droit de la route. J'ai regardé de nouveau, et j'ai vu deux véhicules entrer en collision. Cette voiture s'était jetée directement devant la piste de papa. Tout ce que je pouvais voir, c'était deux voitures allant à deux directions différentes. La voiture de papa venait vers moi. Ma femme a crié. Elle a dit: "C'est ton père!" J'ai dit: "Non, il y a une voiture que je venais de dépasser, et qui se trouve entre papa et moi." Je pensais que papa était encore derrière eux. J'ai freiné, pour aller à leur secours.

 

vturfam     Quand je suis arrivé au lieu de l'accident, l'un des garçons était étendu sur la route. J'ai remonté l'autoroute. Il y avait de la bière, des liqueurs, des choses (je ne sais quoi) partout sur la route. J'ai vu cette voiture dans un trou, à ma gauche. Je suis sorti de la route et, quand mes phares l'ont éclairée, c'était papa. Tout ce que je pouvais voir, c'était sa tête qui débordait. En ce qui me concerne, je ne peux vous dire que ce que j'ai pensé. Je pensais qu'il était mort. J'ai dit à ma femme: "Il est mort." Elle sauta hors de la voiture et y courut. C'était comme si c'est un train de marchandises qui l'avait heurté. Un tel gâchis.

 

     J'ai laissé Joseph et mon fils, Paul, dans la voiture; j'ai remonté les vitres, j'ai fermé les portières, et je leur ai demandé de rester à l'intérieur. Papa et moi avons voyagé ensemble plusieurs milles, et nous avons vu beaucoup de choses, beaucoup d'accidents, et j'ai vu mourir beaucoup de gens. J'ai vu beaucoup de gens tués instantanément sur la route. C'était une scène que j'avais déjà vu avant. Ainsi, dans ma conscience, je savais qu'il était mort parce que ses yeux étaient restés ouverts, et son visage avait enflé. C'était simplement cette vue que beaucoup de nous ont expérimentée.

 

     Je suis sorti de la voiture. Je ne savais pas quoi faire. J'ai couru à lui. Joseph s'est mis à crier, et quand il l'a fait, sa tête s'est relevée. J'ai pris sa tête dans ma main, et il a dit: "Qui était-ce?" J'ai dit: "C'était Joseph, papa." J'ai dit: "Est-ce que ça va?" et il m'a simplement regardé. Il n'a rien dit.

 

     Ceci a une signification spéciale pour moi, parce que sur la bande "Messieurs, Est-ce Le Signe De La Fin?", je ne peux pas dire que c'est la vérité, mais je sais qu'il n'a pas répondu jusqu'à ce que Joseph crie vers son père! Alors, papa a dit: "Dis à Joseph que tout va bien."

 

     Ma femme parlait à maman, et essayait de la réanimer. Elle cria à moi, et elle dit: "Billy, ta mère est morte." J'y courus, et je l'ai trouvée sous le tableau de bord, où se trouvait le radiateur. J'ai posé ma main sur elle. J'ai saisi sa main, mais je n'ai repéré aucun pouls.

 

     J'ai regardé sur le siège arrière, ma sœur Sarah y était étendue, gémissant simplement. Alors, je suis revenu vers papa; il était si coincé dans la voiture qu'il ne pouvait pas bouger. Son bras gauche était coincé dans la portière, et le métal s'était bloqué dessus. Sa jambe gauche s'était enroulée autour de la tige du volant. Une bonne partie de son corps, sa tête et ses épaules étaient projetées à travers le pare-brise, et reposaient sur le capot.

 

     Dans le but de vous donner juste un petit quelque chose, je veux dire ici que, quelques semaines avant que Frère Gene Norman, un ami de la famille qui réside à Tucson, Don Wertz, et moi-même allions à la chasse avec Frère Brewer, (je ne sais pas s'il est ici ou non) à Kaibab, et alors que nous étions en train de chasser, je suis tombé malade. J'avais un problème de nerfs - je dirais une sorte de mélancolie, je ne sais pas - je suis allé dans les montagnes. C'était la nuit. Je me suis mis à pleurer, et je n'ai pas pu prendre mon souper. J'étais très verveux, je suppose. Je suis redescendu. J'ai vu papa ôter son chapeau, puis incliner sa tête alors qu'il se tenait près du feu. Juste un petit instant après, vous savez, c'était parti.

 brbpb1

     Et comme il était à côté du feu, il ne pouvait pas prendre son souper. Je lui ai demandé s'il voulait que je lui apprête de la soupe ou quelque chose. Il a dit: "Non", et il s'est éclipsé, descendant la route. Quand il est revenu, j'ai vu qu'il y avait eu des larmes dans ces yeux. J'en ai parlé aux frères: "Vous ne savez pas quoi!"

 

     Il est revenu près du feu, et je me suis tenu près de lui pendant un instant; je ne pensais pas que les frères regardaient. (Je ne sais pas s'ils regardaient ou pas.) J'ai dit à papa. "Est-ce que ça va?" Il a dit: "C'est en ordre."

 

     Avant que nous n'allions nous coucher ce soir-là, il a dit quelque chose que je n'avais encore jamais entendu dire auparavant, dont je peux me souvenir. Il a parlé à Frère Norman, un ami de la famille qui résidé à Tucson, et il a dit: "Avez-vous tous vu Billy aller dans la brousse il y a un instant?" Et ils ont tous dit : "Oui". Il a dit: "Voyez-vous, c'est pour cette raison que Billy aime toujours être avec moi. Il dit qu'il sait que si je prie simplement pour lui, tout ira bien."

 

brbpb04     Il a dit: "Frère Norman, vous souvenez-vous, il y a quelques semaines vous êtes tombé de la clôture alors que nous chassions, et vous vous êtes déchiré la cheville?" Il lui a dit: "Vous ne pensiez pas pouvoir marcher pour plusieurs, plusieurs jours; or, j'ai juste posé ma main sur vous, j'ai prié pour vous, et en deux jours vous étiez rentré au travail." Frère Norman acquiesça que c'était la vérité.

 

     Il a dit: "Il y a plusieurs mois de cela, j'étais à la chasse, et j'ai eu une petite égratignure à ma cheville." Puis, il a commencé à ôter ses bottes, et il a dit: "Regardez ceci," et c'était encore noir et bleu. Il a dit: "Billy était tellement nerveux qu'il pensait ne pas pouvoir y arriver." Il a dit: "Tu vas bien maintenant, n'est-ce pas, Paul?"

 

    J'ai dit: "Oui".

 

     Il a dit: "Il faut simplement cette petite touche". Il a dit: "J'ai prié pour cette cheville, et rien n'a toujours changé. J'ai prié pour ma nervosité, mais elle est toujours là". Il a dit: "Ce n'est pas pour moi. Ça a été envoyé pour vous". Je ne le réalisais pas alors. Pour moi, ce n'était encore que des mots. Mais la nuit de l'accident, il m'a regardé et a dit: "Peux-tu me sortir d'ici?"

 

     Eh bien, j'ai essayé. J'ai dit: "Non, je ne peux pas, papa." J'ai dit: "Papa, regarde-moi". Il a ouvert ses yeux. J'ai dit: "Dis une parole, et tu sortiras de là." Je tenais sa tête dans mes mains comme ceci. Il détourna sa tête vers la droite, sans dire un seul mot, mais détournant simplement sa tête de moi comme ça. Alors, j'ai compris ce qu'il voulait dire, quand il avait dit que ce n'était pas pour lui, c'était pour nous.

 

     Pour vous en donner un gros plan; après que je sois allé voir maman avant l'arrivée de l'ambulance, je suis revenu à lui et j'ai dit: "Papa, je sais que tu a très mal, mais je pense que maman est morte." J'ai dit: "Pour Sarah, ça va, mais je pense que maman est morte". Je n'oublierai jamais cela.

 

     Il a dit: "Où est-elle?"

     J'ai dit: "Elle est à ta droite".

 

     Je ne sais comment, mais d'une façon ou d'une autre, je sais qu'il a bougé sa main droite, et l'a posé sur elle, et, au mieux de ma connaissance, voici ce qu'il a dit: "Seigneur, ne laisse pas maman mourir. Sois avec nous en cette heure."

 

     Quand je suis revenu à elle, maman gémissait et bougeait. Je lui ai demandé "Devrais-je enlever maman?" Il a dit: "Non, laisse-la simplement". Je lui ai demandé au sujet de Sarah. Il a dit: "Laisse-la aussi".

 

     Les ambulances sont arrivées, et ont emporté Sarah et maman. Nous ne pouvions toujours pas sortir papa. Quand l'ambulance est revenue, nous ne l'avions toujours pas sorti. Ils avaient fait deux voyages, avec les gens de l'autre voiture, et nous ne l'avions toujours pas fait sortir.

 

brbpb2  Il y avait une file de voitures sur six milles [Environ 9,5 km] dans chaque sens. Finalement, un homme est venu avec une camionnette 4x4. Il avait une chaîne de grumier dans sa camionnette, qu'ils essayèrent d'accrocher à la portière pour l'arracher. Mais ils n'y arrivaient pas. Je leur ai demandé s'ils pouvaient l'accrocher au pare-brise, où descend cette armature. J'ai dit: "Si vous pouvez la tirer assez longtemps, afin que je puisse me glisser en dessous, je pourrai l'en sortir." C'est ce qu'ils ont fait. Ils l'ont tirée jusqu'à ce que le devant s'est élargi, de telle sorte que j'ai pu me glisser au-dessus de l'épaule droite de papa, je suis allé sous le siège avant, et j'ai dénoué ses jambes qui se trouvaient sous le tableau de bord et la tige du volant. Il m'a parlé et a dit: "Saisis-moi, Paul". Il tomba dans mes bras, et je l'ai tiré hors de la voiture.

 

     Nous l'avons emmené à l'hôpital. Quand nous y sommes arrivés, ils y avaient déjà emmené les autres. Le garçon qui l'a heurté était mort en arrivant. Maman et Sarah étaient dans la salle des urgences, puis ils y firent entrer papa. Après qu'il y soit entré, le Médecin a dit: "Est-ce là votre père?"

 

     J'ai dit: "Oui, monsieur."

     Il a dit: "Eh bien,  je ne lui donne pas beaucoup de chance, fils."

     J'ai dit: "Oui, monsieur." Je ne savais pas s'il fallait demander du secours, ou quoi d'autre faire, alors je me suis assis là, essayant de prier et m'en tenir à ce qu'il m'avait enseigné.

 

     Ils l'emportèrent dans la salle de radiologie. Il a dit: "Nous allons l'emmener à Amarillo, parce qu'il a besoin d'un soin spécial. Ils doivent tous y aller, mais votre père doit aller en premier, parce qu'il n'a pas autant de chance." Alors papa entra dans le coma, (ou ce qu'il appelle ainsi) et ils ne pouvaient plus l'y envoyer. Ils y ont envoyé maman et Sarah, puis une autre expédition avec les garçons Mexicains.

 

     Quand je suis sorti, le médecin m'a demandé: "Quel est votre groupe sanguin?"

     J'ai dit: "Je ne sais pas, monsieur."

     Il a dit: "Eh bien, nous devons lui faire une transfusion sanguine immédiatement. Il devient très faible."

 

     J'ai dit: "Eh bien, nous allons vérifier". Cela ne pouvait pas aller avec mon groupe sanguin. Ils ont consulté la banque de sang, et il n'avait rien. Ils ont envoyé à Amarillo pour en ramener trois sachets de sang, je pense. Ils ont saisi le shérif, parce qu'il avait le même groupe que papa.

 

     Il était déjà tellement loin quand on lui a fait la transfusion que, quand je suis entré dans la pièce, on l'avait mis dans une sorte de lit, dans la salle de soins intensifs, qui faisait qu'il avait la tête en bas. Ils ont dit qu'il ne pouvait pas recevoir le sang étant étendu à l'horizontal. La transfusion a duré, je dirais environ huit heures d'horloge. Puis ils m'ont dit: "Je ne sais pas comment il vit." J'ai oublié le nom du médecin, mais il a dit: "Quand je suis venu lui donner la première pochette de sang, sa pression sanguine était à zéro. Maintenant, elle est remontée." Il m'a demandé si je pouvais aller avec eux dans l'ambulance à Amarillo. J'ai dit: "Certainement."

 

     Alors, une infirmière et moi, nous l'avons emmené à Amarillo, qui est à huit ou neuf milles de Friona, Texas [environ 13 à 15 km]. Nous sommes partis ce matin-là vers six heures, et nous y sommes arrivés autour de 7 h 30 mn. Le médecin était là pour nous attendre. Il l'a consulté pareillement. Papa était toujours inconscient. Il a regardé ses radios et ainsi de suite, et il a dit: "Est-ce votre père?"

 

     J'ai dit: "Oui, monsieur".

     Il a dit: "Je vous ai vu prier pour lui".

     J'ai dit: "Oui, monsieur".

     Il a dit: "J'ai de la peine à vous dire ceci, mais vous feriez mieux de prier qu'il meurt".

     J'ai dit: "Non, monsieur. Je ne puis le faire, monsieur".

     Il a dit: "Un homme ne peut pas vivre avec autant de dégâts."

     J'ai dit: "Je crois qu'il le peut".

 

     Il a vécu pendant six jours à l'hôpital. Je ne peux pas dire qu'il était conscient, et je ne peux pas dire qu'il ne l'était pas, parce qu'il me faisait des signes à moi, et à différents autres frères qui allaient le voir. Nous avons prié. Nous avons fait appel aux hommes de Dieu, et ils ont prié. J'ai toujours entendu papa dire: "En dehors de Dieu, il n'y a pas d'espoir". Comme c'est vrai.

 

     Le quatrième jour, ils ont dit: "Nous allons lui faire subir un test. Je suppose que vous l'avez observé. Nous l'avons observé pendant ces dernières quarante-huit heures. Son œil droit se rétrécit." Les termes médicaux (je ne sais pas ce que c'était) signifiaient soit qu'il avait un caillot de sang, soit qu'il avait une attaque. Il a dit: "Je crois qu'il mourra cette nuit. Nous allons le soumettre à un test". J'ai oublié maintenant comment ils l'ont appelé. C'est une sorte de teinture qu'ils faisaient passer par son artère principale du cœur, pour voir où elle va à partir de là, et comment elle va dans le cerveau. Il a dit: "S'il s'agit d'un caillot de sang dans le cerveau, nous serons obligés d'y aller et de l'extirper."

 

     Ils l'ont emporté, et une heure et demie plus tard, ils sont ressortis. Ils nous ont appelés dans la pièce. Il a dit: "Nous n'avons pas vu de caillots de sang." Je pourrais me tromper, mais à ma connaissance, il a dit: "Le sang ne passe pas dans la veine jugulaire." Il a dit: "Le cerveau de votre père enfle. Quand le cerveau touchera la cage cervicale, ce sera terminé." Il a dit: "Je lui ouvrirai un petit espace ici, afin qu'il puisse y aller, et je lui donnerai des médicaments pour essayer de réduire le grossissement. Quelque fois, ça marche, et quelque fois, ça ne marche pas." Ils l'ont fait, et il a encore vécu deux autres jours, comme ils s'y attendaient.

 

    La veille de sa mort, nous chantions dans la salle d'attente de l'Unité de soins intensifs. Nous étions tous assis dehors, chantant, et priant. Il faisait très sombre. Je crois que l'un des frères a fait état de cette dernière soirée. A ma connaissance, nous chantions: "Au Temps Du Soir, Il Y Aura De La Lumière", parce que nous savions que papa aimait beaucoup ce cantique. Alors que nous chantions, le soleil se fraya un chemin à travers les nuages, et le soleil avait l'aspect de cette Colonne de Feu que nous avons vue à maintes reprises dans les réunions. Je savais alors que le temps était arrivé.

 

     Le 24 décembre, la veille de Noël, j'étais au rez-de-chaussée; Frère Pearry Green est venu, et il a dit: "Docteur Hyne veut te voir".  Cela  ne  m'a  pas  alarmé,  parce  qu'il  n'était pas le médecin traitant de papa. Il était spécialiste des os. Je suis alors monté, et il a dit: "Monsieur Branham". J'ai dit: "Oui, monsieur". Il a dit: "J'ai de mauvaises nouvelles pour vous, votre père est mort à 5 heures 49 minutes".

 

     Eh bien, vous pouviez simplement... vous savez ce que je veux dire. Je suis donc sorti, alors que les frères se tenaient là, et je leur ai dit. J'ai dit: "Il y a une chose dont je me souvienne, il a dit: 'Si jamais vous entendez dire que je suis mort, arrêtez-vous un instant, ôtez votre chapeau, et chantez une strophe de "Crois Seulement."' C'est ce que nous avons fait.

 

     Frère Pearry Green a alors dit qu'il ferait transférer le corps à Jeffersonville, où j'ai demandé que se passent les obsèques. Je devais dire à maman et à Sarah, qui était encore à l'hôpital. Je ne vous ai pas parlé de leurs blessures. Maman avait une fracture de la jambe gauche et plusieurs blessures à la tête, et ma sœur Sarah avait eu des fractures à plusieurs endroits du dos.

 

     Quand je le leur ai dit, elles ont dit: "Nous voulons rentrer en Indiana." J'ai dit au médecin qu'elles veulent rentrer, aussi avons-nous essayé de mettre tout en ordre. La seule possibilité pour que le médecin nous laisse aller avec elles, était de nous procurer un avion ambulance. Le Frère Moseley et les autres frères qui sont ici avec nous, ils ont affrété un avion. Nous avons ainsi affrété deux avions et les avons ramenées à Jeffersonville. Quand nous y sommes arrivés, elles ont été admises à l'hôpital, et nous sommes allés au lieu du deuil.

 brobsq

     Quand j'ai regardé ce corps, il ne ressemblait pas à mon père. Alors, j'ai pensé: "Il n'est pas du tout dedans." Je sais que c'était pour une certaine raison que j'avais pensé ainsi. Nous avons eu les obsèques le mercredi. Beaucoup, beaucoup de gens étaient venus. Ceux qui ne pouvaient pas venir avaient envoyé leur message de sympathie et d'amour, et nous avons beaucoup apprécié cela.

 

     Je sais qu'il a été demandé, aussi devrais-je vous le dire. Nous n'avons pas enterré notre père. J'ai dit: "Seigneur, si tu me laisses terminer ces obsèques, c'est tout ce que je peux faire. Je ne peux pas le mettre en terre. Il appartiendra à maman de faire ce choix." Je suis allé vers elle, et elle a dit: "Je ne sais pas si je veux vraiment vivre à Tucson où papa a bâti une maison pour nous." (Ils avaient programmé d'y emménager après notre retour des vacances, de Jeffersonville.) Elle a dit: "Je ne sais pas où je veux être, mais là où je serai, je veux qu'il y soit aussi".

 

     J'ai demandé au coroner (commissaire légiste), lequel est un très bon ami à moi, s'il pouvait me donner la permission de l'y garder, ou si je pouvais simplement le garder dans une chambre froide, ou quelque chose comme ça, pour que je ne sois pas obligé de l'inhumer, jusqu'à ce que maman décide de ce qu'elle veut faire. Il a dit: "J'aime trop cet homme pour ça. Je le garderai ici, dans la maison mortuaire. Quand vous aurez décidé, alors vous pourrez procéder au service." Jusqu'ici, nous ne savons pas, mais nous devrons faire un choix dans les quelques prochaines semaines. Nous savons que maman fera le bon choix. Aussi avons-nous besoin que vous priiez pour nous.

 

     Maman est à la maison maintenant, à Jeffersonville, au presbytère. Ma sœur est encore à l'hôpital. Elle peut marcher, mais elle ne peut pas s'asseoir. Dès qu'elle pourra s'asseoir, nous la ramènerons à Tucson, chez nous ici, ou là où le Seigneur nous conduira.

 

     Je ne sais pas comment vous dire ce que je m'en vais vous lire maintenant, mais je dis: "Seigneur, je n'avais encore jamais beaucoup parlé avant, peut-être cinq ou six mots devant la congrégation." Quand Frère Williams m'a demandé de venir, j'ai dit: "Frère Carl, je ne peux pas me tenir là-bas. Tant de fois, je l'ai fait entrer sur cette plateforme, je ne peux simplement pas le faire maintenant, Frère Carl." Alors, j'ai pensé: "Eh bien, papa n'aimerait pas me voir ainsi." Aussi ai-je prié, et je suis venu.

 

    Frère Williams m'a donné sa chambre ici, et comme vous le savez, papa a toujours dit: "Je n'arrive pas à faire sortir Paul de son lit." J'aime faire la grasse matinée. Mais ce matin, je me suis réveillé autour de 6 heures, ce qui est très inhabituel, et je ne pouvais pas me rendormir. Quand je me suis réveillé, j'ai pensé: "Je suis si solitaire, à cause de papa." Ceci pourrait ne rien vous dire, mais j'aimerais vous lire quelque chose qui m'est venu ce matin. je vous prie d'excuser ma manière de lire les mots, mais j'aimerais lire quelque chose qui a été un réconfort pour moi, dans mon cœur. J'aimerais l'intituler "Mon Papa".

 bpb2

Je suis si solitaire, oh si solitaire de l'homme que j'appelais "mon papa".

C'était comme si le monde allait connaître sa fin,

Quand j'ai perdu le meilleur ami que j'aie jamais eu.

Vous pourriez maintenant me demander: 'Alors pourquoi s'attrister?'

Mais souvenez-vous, je vous prie, il était mon papa.

Mon papa n'est pas ici avec moi dans ce grand jour du mémorial;

Je sais qu'il l'aurait pu, mais il a choisi le chemin étroit et resserré.

Il n'a jamais voulu les biens ou la renommée,

Mais il nous a toujours pointés au Nom de Jésus.

Je me demande pourquoi devait-il arriver que ce soit une voiture en épave,

Mais cela a amené l'Épouse à un contrôle de proximité.

Il n'était pas un homme de grande stature ni à forte voix,

Mais si jamais vous l'aviez entendu prêcher, vous saviez qu'il était le choix de Dieu

Il était d'une nature douce, jamais il n'a essayé d'offenser.

Mais il n'en était pas ainsi quand il criait contre le péché.

Il a prêché un grand message intitulé "Messieurs, Est-ce le Temps?"

Puis nous a amené à Tucson pour rechercher la réponse de Dieu.

Je me demande pourquoi Dieu lui avait dit d'aller à l'Ouest?

Cependant, je n'avais rien dit, parce qu'il m'avait toujours dit: "Paul, Dieu en sait plus long".  

Il m'a dit de ne pas m'inquiéter, car ieu révèle Ses voies.

Alors, la réponse vint, le Mystère des Sept Sceaux.

Pour moi, il était le Messager de Malachie 4:5 et d'Apocalypse 10:7,

Et Dieu en savait plus long quand Il prit mon papa au Ciel.

Le Message qu'il a apporté était en ligne avec la Parole.

Quoique rejeté, aucun homme cependant ne se tint face à lui.

J'aime ce prophète de cette race qui se meure rapidement.

 Et je crois ce Message, et je le rencontrerai par la grâce de Dieu.

2011 Témoignage de Billy Paul Branham.
Powered by Joomla 1.7 Templates