Témoignage de Gordon Lindsay

 ÉLOGE FUNÈBRE DE WILLIAM BRANHAM

 Par le Pasteur Gordon Lindsay 

 

 LE SERVICE MEMORIAL DE WILLIAM MARRION BRANHAM

Le 26 Janvier 1966, Ramada Inn, Phoenix, Arizona

 

  William Branham, tel que je l'ai connu   

 

    La nouvelle de la mort soudaine du Révérend William Branham bouleversa chacun de nous qui l'aimait. C'est un fait historique que son ministère déclencha un réveil apostolique qui balaya le monde entier. Nous nous rappelons ce qui arriva juste à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Les grands évangélistes, Dr Charles S. Price, Aimée Semple McPherson et Smith Wigglesworth moururent tous en l'espace de peu de temps. Plusieurs de demandaient si le jour des réveils était passé. Certains ont même prêché que c'en était fini. Mais en même temps que Dieu rappela Ses serviteurs, Il suscita William Branham, puis beaucoup d'autres après lui, afin de propager une nouvelle vague de réveils qui alla jusqu'aux confins de pratiquement toutes les nations du monde libre. Le commandement que Dieu donna à Josué, à la mort de Moïse est valable pour nous aujourd'hui.

     "Moïse, mon serviteur, est mort; et maintenant, lève-toi, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer dan le pays que je leur donne à eux, les fils d'Israël. Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous l'ai donné, comme j'ai dit à Moïse." (Josué 1:2-3)

 

     Nous, qui étions associés avec William Branham pendant les années où il devint un personnage éminent, nous avons la forte conviction que l'heure est arrivée pour un nouveau réveil, qui va moissonner les champs de grains mûrs. Nous sentons également que ce sera le dernier grand réveil avant la venue de Christ.

 

     Le 18 décembre 1965, William Branham et sa famille étaient en route pour Jeffersonville pour le temps des Fêtes. Son fils Billy Paul et le plus jeune garçon Branham se trouvaient  dans un véhicule précédant celui de leur père.

 

     Tout à coup, Billy Paul aperçut venant vers eux, une automobile qui vacillait sur son chemin; il réussit à l'éviter. Après un moment, il regarda en arrière mais ne parvint pas à voir si l'automobile de son père le suivait toujours. Faisant demi-tour, il vit l'accident tragique qui venait d'arriver.

 

     L'auto vacillante, dont le conducteur était ivre, happa le véhicule où se trouvait la famille Branham. L'indicateur de vitesse du véhicule transportant les Branham était barré à 65 milles à l'heure. L'auto qui les frappa allait aussi vite, faisant que l'impact était équivalent à une collision à 130 milles à l'heure.

 

     Il est rare que quelqu'un survive un tel impact. Deux passagers de l'autre voiture moururent sur le coup. Frère Branham fut projeté au travers du pare-brise, et gisait à demi-inconscient. Lui, sœur Branham et leur fille Sarah, furent grièvement blessés. Un temps considérable s'était écoulé avant qu'ils soient libérés de la ferraille et amenés à l'hôpital du Nord-Ouest du Texas à Amarillo. A peine quelques jours plus tard, la veille de Noël, frère Branham mourut.

 

     Nous avons assisté aux obsèques à Jeffersonville, le 29 décembre 1965. Révérend et Mme T. L. Osborn, Révérend A. C. Valdez, Révérend Mattson-Boze et moi-même avons été demandés de prendre siège sur la plate-forme. Des ministres locaux tels que Donald Ruddel, Willard Collins et Raymond Jackson apportèrent de brefs messages. Le message principal fut donné par Orman Neville, le pasteur associé du Branham Tabernacle. Révérend Neville lut quelques lignes extraites du dernier service de frère Branham en Californie. Elles étaient : "N'êtes-vous pas heureux que Christ a les clefs pour ouvrir la porte appelée MORT? Il guidera mon passage sur la rivière. Un jour je dois arriver à cette porte. Je serai enveloppé dans des robes de droiture. Il m'appellera d'entre les morts. Il l'a promis et je le crois". 

 

     J'étais associé avec William Branham en tant que gérant plusieurs années durant lesquelles son ministère déclencha le grand réveil de délivrance qui balaya le monde entier.

 

      Ainsi, je prends la liberté de faire quelques commentaires sur la vie d'un homme qui a eu un si grand impact sur le monde. Connaître frère Branham, c'était l'aimer. Sa nature était douce et tendre, et sa sensibilité réagissait profondément à la souffrance et la douleur d'autrui. Si grande était sa compassion pour les malades et affligés, qu'il compromettait parfois sa propre santé alors qu'il priait de longues heures pour des files interminables de  malades. Pour  un   temps,  il  portait,  tel  que c’était le poids d'un monde souffrant sur ses faibles épaules, jusqu'à ce que Dieu lui fasse connaître que sa responsabilité doit être partagée par d'autres.

 

     Il y a une caractéristique dans son ministère qui lui a valu d'être intensément aimé des multitudes qui l'entendaient. C'était sa simple humilité. Dans sa jeunesse, il n'a connu que la pauvreté, dures épreuves et chagrins écrasants; un homme dont même le moindre de la vie a été arraché de sa portée. Comme il racontait souvent l'histoire, sa famille était la plus pauvre des pauvres. Il a été longtemps à ne pouvoir se payer la moindre des commodités ménagères. A une occasion, il a dû remettre un fauteuil à une compagnie de finance, n'étant pas capable de continuer les paiements. Pour payer ses dépenses, il travailla comme garde-chasse dans l'État de l'Indiana mais avait trop grand cœur pour donner des contraventions, malgré que c'était sa seule source de revenu.

 

     En gérant les réunions de frère Branham, nous avons souvent eu des problèmes avec ceux qui voulaient utiliser sa grande influence pour propager une doctrine particulière. Frère Branham prit une position ferme face à ceci et nous avons publié une déclaration stipulant que notre frère n'endossait pas tel ou tel point de vue, mais que Dieu l'avait appelé afin d'unir l'église et non la diviser.

 

     Ceux qui ont assisté à ses grandes campagnes se souviendront comment frère Branham venait à la plate-forme et encore dans un esprit des plus humbles, disait aux gens que Dieu l'avait appelé en tant que prophète pour le peuple de toutes les églises et non pour disputer des points de doctrine.

 

     Son grand appel était pour amener la vérité du ministère surnaturel aux cœurs des gens de notre génération afin qu'ils puissent savoir que Christ est une réalité vivante. je ne cesse jamais de m'émerveiller devant le grand effet qu'il avait sur les gens de tous les sentiers de la vie. Des multitudes sont chrétiennes aujourd'hui parce que William Branham a vécu. Quand sous l'onction de Dieu il parlait avec assurance, et le don, tel que j'ai été témoin, était pratiquement infaillible. Dans les plusieurs centaines de fois où je l'ai vu parler sous l'onction, infailliblement il dévoilait les secrets des cœurs, des choses dont il n'avait aucun moyen possible de connaître. La vie de la personne était souvent transformée à partir de ce moment.

 

     Une chose qui peut être affirmée avec certitude c'est que peu d'hommes, dans le temps alloué pour leur ministère, ont accompli autant que notre frère Branham. Le témoignage de l'auteur de ce texte est que son ministère a puissamment affecté sa propre vie. Il a considéré un grand honneur d'avoir été associé avec William Branham pendant les années qu'ils ont travaillé ensemble.

Tiré du livre du Pasteur André Morin, intitulé "La Biographie De William Branham", pages 540 à 547].

2011 Témoignage de Gordon Lindsay.
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