William Branham est allé vers les siens

Les derniers moments de sa vie

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La nouvelle du départ de William Branham fit une profonde impression à travers les mouvements pentecôtistes du monde. Le journal "La Voix de la Guérison" consacra toute une édition en sa mémoire. 

  Dans l'unité des soins intensifs, je demandai à voir sœur Branham et Sarah. Elle me dit que Sarah était en bas, mais qu'elle n'était pas dans une condition aussi critique que l'étaient frère et sœur Branham. Elle me conduisit au chevet de frère Branham, et sœur Branham inconsciente. Sa face était tellement tuméfiée qu'on ne pouvait la reconnaître. Je lui parlai et elle sembla reconnaître la voix dans un état de semi inconscience. Je comptai les gens qui se trouvaient dans cette chambre. Il y avait de nombreux lits, mais à part frère Branham, il y avait onze personnes dans cette Unité. Je me rendis alors au chevet de frère Branham. Ils avaient mis en traction son bras gauche et sa jambe gauche. L'infirmière qui se tenait près de lui me déclara que depuis qu'il avait été dans la salle d'opération, elle n'avait pu en obtenir aucune paole. Je parlai à frère Branham. Il ne répondit rien. Je commençai à pleurer. Je commençai à dire: "Frère Branham, dites un mot!". Et alors, avant que je ne réalise, je chantais déjà le cantique "Sur les ailes d'une colombe blanche comme la neige". Et quand j'ai commencé à chanter, frère Branham tourna la tête et ouvrit les yeux et me sourit. Ils avaient fait une trachéotomie afin qu'il puisse respirer plus facilement, d'où il résultait qu'il ne pouvait parler. Et alors je lui murmurai tout bas ce que j'avais vu concernant la lune. Et quand je mentionnai la lune avec cette goutte de sang, frère Branham essaya de s'asseoir dans le lit et il cria quelque chose. Et, au lieu de sortir de ses cordes vocales, le son sortit par le tube de trachéotomie. Je ne savais pas ce qu'il essayait de dire, ni pourquoi il répondait si vivement. Je vous demande simplement d'écouter les "Questions et Réponses". Je pense que c'est la question 24 sur les Sceaux quand frère Branham parle du signe que Jean-Baptiste devait voir. Quand il est sous l'onction, il mentionne quelque chose au sujet du signe, la lune se tournant en sang. Jean-Baptiste n'a pas eu un signe de la lune se tournant en sang. ["Questions Et Réponses Sur Les Sceaux" - § 246].

 

     Dans une bande que frère Branham a prêchée à Edmonton, la nuit où il consacra le frère Don Thomson, on m'a dit que frère Branham avait mentionné que, au temps de sa mort, il y aurait un signe de la lune tournant en sang. J'aimerais avoir cette bande. Je ne l'ai jamais entendue, mais ils m'ont dit au Canada, que c'est sur une bande, et j'essaie de la découvrir.

 

     Au bout de cinq minutes de visite, je commençai à appeler au téléphone ceux qui devait être au courant de ce qui se passait. Alors, dans les trois ou quatre heures suivantes, un grand nombre de personnes commencèrent à arriver.

 

     Nous avons établi une veille toute la journée du dimanche. Lundi, mardi, les docteurs vinrent et nous dirent que la pupille de l'œil gauche de frère Branham grandissait, et que c'était un signe de commotion cérébrale et qu'ils avaient besoin d'opérer en vue de faire baisser la pression.

 

     Frère Billy Paul était très ennuyé, parce qu'il ne savait pas ce qu'il devait leur dire de faire. Ils le laissèrent décider s'il fallait opérer ou non. Nous avons raisonné ainsi: si le frère était un prophète de Dieu (ce que nous pensions tous qu'il était), alors certainement Dieu connaissait dans quelle situation se trouvait Billy Paul, et Dieu guiderait Billy à prendre la bonne décision. Il y avait environ soixante-cinq frères venus de toutes les parties du continent nord-américain qui étaient assemblés là. Frère Billy me demanda de les inviter à venir dans la salle d'attente et nous parla de la décision qu'il avait à prendre. Frère Borders et moi, lui avions déjà parlé en privé et il désirait que les frères prient avec lui.

 

     Et nous commençâmes à chanter à nouveau ce cantique: "Sur les ailes d'une colombe blanche comme la neige". Le ciel était nuageux, le temps était triste depuis notre arrivée dans la ville d'Amarillo. En fait, il avait neigé presque toute la nuit, il y avait du verglas; il faisait très froid. Nous n'avions pas vu le soleil, et quand l'heure fut arrivée pour Billy de prendre cette décision, c'était environ 2 heures de l'après-midi, nous avons chanté "Un signe qui vient d'En-haut", tous ces frères qui étaient là peuvent témoigner que, fidèlement, le soleil perça à travers les nuages, et vint illuminer la pièce où nous nous tenions. Frère Billy s'est tourné vers nous et à dit: "Je considérerai que c'est un signe que Dieu nous donne pour nous aider à prendre la décision". Frère Billy Paul signa au docteur la permission d'opérer. Alors le mercredi et le jeudi, je me souviens de ces jours particulièrement, parce que le mercredi, frère Oral Roberts nous appelait au téléphone et me parlait de prier pour frère Branham. Frère Démos Shakarian nous téléphona de Californie, nous demandant en quelles conditions était frère Branham. Et je me souviens qu'il fit ce commentaire. Il dit: "Frère Pearry, je suis personnellement choqué. Vous savez ce que nous ressentons tous, croyant que frère Branham était un homme de Dieu, prophète de Dieu. Je pensais qu'il était tellement au-dessus des choses, qu'ils ne pouvait pas être impliqué dans un accident d'automobile". Bien sûr, nous pensions tous de cette manière à ce moment-là, parce que nous avions tant d'estime pour frère Branham et nous en avons toujours autant. Mais nous ne comprenons pas la souveraineté de Dieu, excepté que nous pouvions dire que "Ses voies ne sont pas nos voies".

 

     Le jeudi, frère Tommy Osborn m'appela et j'ai apprécié tellement ce qu'il a dit. Il a dit qu'il croyait que frère Branham était un prophète de Dieu et: "Si Dieu reprend Son prophète, il ne reste plus pour le monde que le jugement".

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     J'avais pris sur moi de répondre au téléphone pour frère Billy Paul, car il me l'avait demandé. La plupart des appels se produisaient entre 6 heures, heure standard de l'Est, et minuit, heure standard du Pacifique. C'est pourquoi le téléphone commençait à sonner à Amarillo, de 15 heures et sonnait jusqu'à minuit, presque sans interruption. Chacun voulait connaître les dernières nouvelle et les derniers bulletins médicaux.

 

      Il y avait des rumeurs qui circulaient disant que frère Branham s'était levé de son lit, et était sorti dehors. Ces fausses rumeurs venaient de loin et vite. Aussi nous avons essayé d'être un centre d'information annonçant les faits tels qu'ils se présentaient. Mais nous pouvons témoigner de ceci que les onze personnes qui étaient dans l'Unité des soins intensifs, je les vis personnellement sortir de ce lieu, tous les onze et aucune d'elle n'est morte. Tous ceux qui se trouvaient dans cette Unité, quand frère Branham y fut placé, sortirent et purent éventuellement quitter l'hôpital d'Amarillo. Il y avait là un homme et je devins l'ami intime de sa famille, car ils tenaient une veille constante près de lui, parce qu'une nuit son cœur s'était arrêté de battre cinq fois. Il y a des gens qui disent que tout cela n'a aucune importance, mais cela me montrait, à moi, qu'il y avait toujours une onction dans la vie de notre frère Branham, onction dont les gens bénéficiaient. Et je donne la gloire à Dieu, et la louange.

 

     4 h 37 du matin, le 24 décembre, je me tenais seul dans la salle d'attente. La plupart des gens s'étaient mis au lit, à environ 2 heures du matin et devaient revenir vers 6 heures. Je dormis de 9 heures du matin jusqu'à 3 heures de l'après-midi, car j'avais constaté que les appels téléphoniques étaient alors moins nombreux et un plus grand nombre de gens étaient éveillés. Aussi, durant trois ou quatre nuits, je réalisai seul une garde de 2 heures à 6 (6 heures du matin). Je fis quelque chose que mon père m'avait enseigné. Les gens peuvent me critiquer pour cela, mais je l'ai fait quand même. Dans cette Unité des soins intensifs, vous ne pouviez voir frère Branham que cinq minutes toutes les deux heures, et il fallait que vous soyez un membre proche de la famille ou le pasteur. J'étais intervenu près du directeur de l'hôpital pour que d'autres puissent voir frère Branham et je peux certifier et dire au monde que pas une seule fois, je n'ai utilisé une de ces périodes de cinq minutes pour visiter moi-même frère Branham. Je préférais que mes frères y aillent, pour éviter la jalousie. La jalousie prévalut néanmoins. J'attendais simplement qu'il n'y ait plus personne.

 

     Chaque jour j'apportais aux infirmières une boîte de bonbons. Durant ces heures de solitude, je pouvais venir au chevet de frère Branham (je n'entrais pas par la porte, mais je traversais le bureau des infirmières et j'entrais). Je me tenais au pied du lit, je le regardais et je priais, et pleurais tout mon content, dans les toutes premières heures de l'aurore, quand les autres dormaient. Frère Branham ne m'a jamais rien dit durant ces moments. Cela ne m'a donné aucune place spéciale, aucun privilège particulier, aucune onction nouvelle, mais j'avais l'occasion de le regarder et de pleurer, et de demander à Dieu: "Dieu, que nous restera-t-il, si tu prends ton prophète à cette heure?".

 

     J'étais assis, seul, dans la salle d'attente, à 4 h 37 du matin, le 24 décembre, quand l'infirmière de l'Unité des soins intensifs ouvrit la porte et me dit: "Frère Green, entendez-vous ce bruit?". Et j'entendis quelque chose comme "hhhhhhhhhhhhh" (frère Green imite le bruit d'un aspirateur). Et je dis: "Qu'est-ce que cela?".

 

     Elle me répondit: "Le révérend Branham a cessé de respirer à 4 h 37. Comme je n'arrivais pas à le faire repartir, j'ai dû mettre sur lui la machine à respirer. C'est maintenant la machine qui respire pour lui".

 

     Frère Billy Paul vint vers 6 heures du matin, avec frère Borders et tous les autres. Je leur dit ce qui était arrivé. A 9 heures, je traversai la rue, pris un bain bien chaud, me mis au lit; je m'éveillai à 3 heures de l'après-midi, puis retournai dans la salle d'attente pour répondre à nouveau au téléphone. On m'avait installé un téléphone spécial dans le hall, parce que l'appareil à sous qui se trouvait dans la salle d'attente ne pouvait suffire à la demande. Très souvent, j'avais des gens sur les deux lignes, et je répondais aux deux téléphones en même temps. Je demandais aux gens dans les villes de faire l'appel des autres chrétiens, afin qu'une seule personne nous téléphone pour avoir des nouvelles. 

 

     C'était une tâche difficile. Mais nous comprenions que tout le monde désirait savoir ce qui était arrivé à frère Branham, spécialement ceux qui l'aimaient. Des pasteurs appelaient et demandaient l'autorisation de venir prier pour lui. D'autres serviteurs de Dieu venaient directement. Frère Billy Paul demanda à ceux qui étaient là de prier. Aucun de ceux qui sont venue n'a été repoussé. Certains, venus par avion, arrivaient à 2 heures du matin, et nous devions obtenir une autorisation spéciale, pour qu'ils puissent venir et prier pour lui. Mais je sentais dans mon cœur que Dieu savait ce qu'il était en train de faire.

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Si quelqu'un m'avait dit durant cette fameuse semaine que frère Branham ne sortirait pas de cette chambre d'hôpital, je lui aurais dit qu'il ne savait pas de quoi il parlait. Il y avait là le prophète de Dieu, je continuai de dire qu'il était le prophète de Dieu, et je dis qu'il était encore le prophète de Dieu, même maintenant qu’il est parti. Exactement comme Samuel était encore le prophète de Dieu deux ans après sa mort, quand Saül vint visiter cette sorcière l'Endor et il le fit appeler et monter pour lui parler.

 

     A 5 h 49 de l'après-midi, le 24 décembre, vendredi soir, j'étais assis seul dans la salle d'attente. J'assumais cette garde quand la plupart des autres étaient allé manger. Parmi eux, Billy Paul était descendu pour manger. Quand une infirmière ouvrit la porte et me demanda si je voulais voir frère Branham, je connaissais cette infirmière, je levai les yeux vers elle et je dis: "C'est fini?". Et elle hocha la tête: "Oui".

 

Aussi calmement que possible, j'essayai de descendre le hall et de prendre l'ascenseur pour le réfectoire. J'entrai dans ce réfectoire et frère Billy et sœur Loyce mangeaient là, seuls. Frère Billy mangeait une tranche de gâteau au chocolat. Je lui dis: "Frère Billy, l'infirmière m'a dit que le docteur Hines demande à vous voir".

 

     Le docteur Hines était le docteur radiologue de frère Branham. Et j'ai encore le petit dessin que le docteur Hines avait fait pour montrer aux frères Borders, Billy Paul et moi-même dans quelle condition se trouvaient le coude et la hanche de frère Branham d'après les rayons X quand il fut admis à l'hôpital. "C'était irréparable", tels furent ses mots. Mais trois ou quatre jours plus tard, il nous montra un autre schéma. Il nous déclara qu'il ne pouvait comprendre cela, mais ses os s'étaient ressoudés ensemble. Il n'a pas dit qu'il était bien, mais il était étonné, et voici le témoignage qu'il nous fit: "En ce qui concerne ses os, il est maintenant dix mille fois en meilleur état que le jour où il fut admis à l'hôpital". C'est la raison pour laquelle tant de gens ont cru qu'il avait été guéri de tous ses os brisés. Docteur Hines disait lui-même que quelque chose de surnaturel s'était accompli, qu'il ne pouvait comprendre. Quand j'ai dit à frère Billy Paul que le docteur Hines demandait à le voir, cet homme n'étant pas le médecin en charge de cette Unité des soins intensifs, mais n'étant que le docteur radiologue, et étant donné que chaque fois que les docteurs ont consulté Billy Paul, un membre de la famille l'avait accompagné; cette fois Billy Paul se tourna vers moi et me dit: "Voulez-vous venir avec moi?".

 

     Entrés dans  la salle de consultation, nous pouvions voir par la vitre dans l'Unité des soins intensifs. Et nous avons remarqué que les infirmières avaient tiré les rideaux du lit de frère Branham. Billy se tourna vers moi et dit: "Pearry, tout est fini". Je détournai de lui la tête, afin qu'il ne vît point les larmes qui me montaient aux yeux.

 

     C'est alors qu'entra le docteur Hines, et il dit: "Mr Branham, j'ai le regret de vous informer que votre père est mort à 4 h 49 de l'après-midi".

 

     Billy inclina la tête, et commença à sangloter. Il leva les yeux et me dit: "Pearry, conduisez Daddy à la maison".

 

     Nous sortîmes par la salle d'attente et la plupart des frères étaient réunis là, ceux qui avaient attendu toute la semaine. Frère Billy Paul me dit: "Frère Pearry, voulez-vous le leur dire?". Et je leur annonçai textuellement ce que le docteur avait dit.

 

     Billy regardait par la fenêtre et dit: "Voulez-vous tous regarder par la fenêtre?". Et comme nous regardions, le soleil se couchait dans le ciel de l'ouest. La lune était là et il y avait aussi l'étoile du soir, et je suis témoin que ces trois corps célestes étaient si près l'un de l'autre que j'aurais pu les cacher de mon regard avec mon pouce. Quand je mettais le pouce entre les trois corps célestes et mon œil, je les cachais à mes regards. Quand j'abaissais mon pouce, je les voyais tous trois si près les uns des autres. Je n'avais jamais vu l'étoile du soir aussi brillante. C'était presque comme si des satellites tournaient autour d'elle et il y avait des rayons de lumière qui en jaillissaient. L'étoile du soir, la lune et le soleil brillaient presque de la même façon.

 

     Il nous a été dit par ceux qui étaient présents à sa naissance, que frère Branham était né sous un signe. Et moi ebraero2t beaucoup d'autres nous sommes témoins oculaires qu'il y avait un signe dans le ciel quand la science médicale déclara que notre frère était décédé. Billy me dit: "Daddy a souvent dit: "Si vous entendez dire que je suis parti, arrêtez-vous un moment et chantez une strophe de "Crois Seulement, tout est possible, crois seulement", bien des pensées, bien des souvenirs, j'en suis sûr, traversaient notre esprit. Sans aucun doute, nous ressentions la même chose qu'avaient ressenti les disciples réunis au pied de la croix à Golgotha quand ils entendirent Jésus dire : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" -- alors Il inclina la tête et rendit l'esprit. Ils avaient cru qu'Il était Celui qui établirait son royaume sur la terre et qu'Il était le Messie. Ils avaient cru qu'Il mettrait fin à toute injustice et établirait son royaume ici, sur la terre. Sans doute, il y eut dans leur esprit un moment d'étonnement et de trouble. Toutefois, ils savaient qu'Il était le Messie. Il n'y avait pas de question à ce sujet.

 

    Et je suis certain qu'il en était de même dans les cœurs de ces frères et dans le mien, car nous attendions quelque chose de différent. Nous pensions que notre frère Branham serait présent avec nous à la Seconde Venue du Seigneur Jésus-Christ. Nous ne pouvions pas admettre qu'il parte de cette manière. Cependant, il n'y avait pas l'ombre d'un doute dans nos cœurs et pensées en ce qui concerne le fait qu'il était bien le prophète de Dieu dont il est parlé dans Malachie 4 et qui devait venir et accomplir ces choses de craintes que Dieu ne vienne frapper la terre d'une malédiction.

 

 [Du Pasteur Pearry Green, tiré du livre du Pasteur André Morin, intitulé "La Biographie De William Branham", pages 547 à 553].

2011 William Branham est allé vers les siens.
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