Sa femme et sa fille décèdent

La mort de deux êtres les plus chers   

      Je suis retourné au camion, au camion de patrouille. Et j’ai pensé... Certains disaient: “Eh, l’édifice gouvernemental vient d’être emporté.” Mon épouse et mon bébé étaient là, les deux bébés.

     Je suis parti vers l’édifice gouvernemental aussi vite que j’ai pu. Et l’eau le traversait à une hauteur de quinze pieds [quatre mètres cinquante -- N.D.T.] partout. Il y avait un major là-bas, j’ai dit: “Major, qu’est devenu l’hôpital?"

       Il a dit: “Ne vous inquiétez pas, là. Y avait-il quelqu’un des vôtres à l’intérieur?”

     J’ai dit: “Oui, une -- une épouse malade et deux bébés.”

     Il a dit: “Ils sont tous sortis.” Il a dit: “Ils sont dans un wagon de marchandises et ils sont en route vers Charlestown.”

 

     J’ai couru, je suis monté sur mon bateau et... ou, monté dans ma voiture, avec le bateau derrière, et j’ai foncé vers... Et puis, les ruisseaux s’étaient étendus, ils avaient environ deux milles et demi ou trois milles [quatre ou cinq kilomètres -- N.D.T.] de large. Toute la nuit, j’ai essayé de... Certains disaient: “Le wagon, le wagon de marchandises, l’eau l’a fait dérailler, là-bas, de sur le travelage.”

 

     Eh bien, je me suis retrouvé isolé sur une petite île, je suis resté là trois jours. J’ai eu amplement le temps de réfléchir, à savoir si C’était de la racaille ou pas. Je me débattais: “Où est ma femme?”

 

     Quand j’ai fini par la trouver, quelques jours plus tard, après que je suis sorti de là et que j’ai traversé, elle était là-haut à Columbus, dans l’Indiana, à la salle des baptistes, ils avaient fait un genre de -- d’hôpital là-bas, des chambres de malades alités sur des brancards du gouvernement. Et j’ai couru la trouver, aussi vite que j’ai pu; j’essayais de voir où elle était, je criais: “Hope! Hope! Hope!” J’ai regardé, et elle était étendue sur un brancard, la tuberculose s’était déclarée.

 

     Elle a levé sa petite main osseuse, et elle a dit: “Billy.”
     J’ai couru la trouver, j’ai dit: “Hope, ma chérie.”
     Elle a dit: “Je suis affreuse à voir, n’est-ce pas?”
     J’ai dit: “Non, ma chérie, tu es bien.”

 

     Pendant environ six mois, nous avons fait tout en notre pouvoir pour essayer de sauver sa vie, mais elle dépérissait toujours plus, toujours plus.

 

     Un jour, je faisais une ronde, j’avais allumé ma radio, et j’ai cru les entendre dire, lancer un appel à la radio, dire: “William Branham est demandé d’urgence à l’hôpital, son épouse est mourante.” Je suis retourné à toute vitesse à l’hôpital, aussi vite que j’ai pu, j’ai mis la lumière rouge et la sirène en marche, et je suis parti. Quand je -- je suis arrivé à l’hôpital, je me suis arrêté, je suis entré en courant. En traversant le -- l’hôpital, j’ai rencontré un de mes copains, -- nous pêchions ensemble, nous sortions ensemble quand nous étions gamins, -- Sam Adair.

 

     Le docteur Sam Adair, c’est celui pour lequel il y a eu cette vision dernièrement, et il lui a été dit ce qu’il en serait de la clinique. Il a dit que, si quelqu’un doutait de la vision, il n’aurait qu’à l’appeler à frais virés; si on voulait vérifier si elle était juste ou pas.

 

     Et, donc, le voilà qui arrive comme ça, et il avait son chapeau à la main. Il m’a regardé et il a simplement fondu en larmes. J’ai couru vers lui, je lui ai sauté au cou. Il m’a entouré de ses bras, il a dit: “Billy, elle s’en va.” Il a dit: “Je suis désolé. J’ai fait tout ce que j’ai pu, j’ai fait venir des spécialistes et tout.”

 

     J’ai dit: “Sam, ce n’est pas possible, elle ne s’en va pas!”
     Il a dit: “Oui, elle s’en va.”
     Et il a dit: “N’y va pas, Bill.”
     J’ai dit: “Il faut que j’y aille, Sam.”
     Il a dit: “Ne fais pas ça. Non, je t’en prie, ne fais pas ça.”
     J’ai dit: “Laisse-moi y aller.”
     Il a dit: “J’y vais avec toi.”
     J’ai dit: “Non, reste ici. Je veux rester avec elle pendant ses dernières minutes.”
     Il a dit: “Elle est inconsciente.”

 

     Je suis entré dans la chambre. L’infirmière était assise là, et elle pleurait; c’est qu’elle et Hope avaient été des camarades de classe. Alors, j’ai jeté un coup d’œil, et elle s’est mise à pleurer, elle a levé sa main. Je me suis approché.

 

     Je l’ai regardée, et je l’ai secouée. Elle était là, elle était passée d’environ cent vingt livres [cinquante cinq kilos -- N.D.T.] à une soixantaine de livres [vingt-sept kilos -- N.D.T.]. Je -- je l’ai secouée. Et, même si je vivais jusqu’à l’âge de cent ans, jamais je n’oublierai ce qui est arrivé. Elle s’est tournée, et ces beaux grands yeux se sont levés vers moi. Elle a souri. Elle a dit: “Pourquoi m’as-tu rappelée, Billy?”

 

     J’ai dit: “Chérie, je viens juste d’avoir... à la radio.”

     Il fallait que je travaille. Nous étions très endettés, des centaines de dollars d’honoraires de médecins, et rien pour les payer. Il fallait absolument que je travaille. Je la voyais deux ou trois fois par jour, et tous les soirs, et puis, quand elle était dans cet état.

 

     J’ai dit: “Qu’est-ce que tu veux dire par là, te ‘rappeler’?”
     Elle a dit: “Bill, tu L’as prêché, tu En as parlé, mais tu ne peux pas t’imaginer ce que C’est.”

     J’ai dit: “De quoi parles-tu?”

 

     Elle a dit: “Du Ciel.” Elle a dit: “Écoute,” elle a dit, “je rentrais à la Maison, escortée de gens, des hommes ou des femmes, ou quelqu’un, ils étaient vêtus de blanc.” Et elle a dit: “J’étais dans la tranquillité et dans la paix.” Elle a dit: “De beaux grands oiseaux volaient d’arbre en arbre.” Elle a dit: “Ne pense pas que je divague.” Elle a dit: “Billy, je vais te dire quelle a été notre erreur.” Elle a dit: “Assieds-toi.” Je ne me suis pas assis; je me suis agenouillé, je lui ai pris la main. Elle a dit: “Tu sais où nous avons fait notre erreur?”

 

     J’ai dit: “Oui, mon amour, je sais.”
     Elle a dit: “Nous n’aurions jamais dû écouter maman. Ces gens-là étaient dans le vrai.”
     Et j’ai dit: “Je sais.”

 

     Elle a dit: “Promets-moi ceci, que tu vas aller vers ces gens-là,” elle a dit, “parce qu’ils sont dans le vrai.” Et elle a dit: “Élève mes enfants comme ça.” Et je... Elle a dit: “Je veux te dire quelque chose.” Elle a dit: “Je suis mourante, mais”, elle a dit, “c’est... je ne -- je ne redoute pas de partir.” Elle a dit: “C’est -- c’est beau.” Elle a dit: “La seule chose, c’est que je n’aime pas te quitter, Bill. Et je sais que tu as ces deux petits enfants à élever.” Elle a dit: “Promets-moi que -- que tu ne resteras pas seul, et que mes enfants soient ballottés de l’un à l’autre.” C’était raisonnable de la part d’une mère de vingt et un ans.

 

     Et j’ai dit: “Je ne peux pas promettre ça, Hope.”

     Elle a dit: “Promets-le-moi, je t’en prie.” Elle a dit: “Il y a une chose que je veux te dire.” Elle a dit: “Tu te souviens de cette carabine?” J’ai vraiment la folie des armes à feu. Elle a dit: “Tu voulais acheter cette carabine, ce jour-là, et tu n’avais pas assez d’argent pour verser l’acompte.”

 

     J’ai dit: “Oui.”

     Elle a dit: “J’ai mis de mon argent de côté, mes pièces de cinq cents, pour essayer de verser l’acompte sur cette carabine pour toi.” Elle a dit: “Alors, quand ce sera fini, et que tu retourneras à la maison, regarde sur le dessus du sofa... ou, du lit pliant, sous ce morceau de papier qu’il y a sur le dessus, tu trouveras l’argent.” Elle a dit: “Promets-moi d’acheter cette carabine.”

 

     Vous ne pouvez pas vous imaginer ce que j’ai ressenti quand j’ai trouvé ce dollar soixante-quinze (en pièces de cinq cents) là. J’ai acheté la carabine.

 

     Et elle a dit: “Tu te souviens de la fois où tu es allé en ville m’acheter une paire de bas, et nous devions aller à Fort Wayne?”

 

     J’ai dit: “Oui.”

     J’arrivais de la pêche, et elle m’avait dit... Nous devions aller à Fort Wayne, je devais prêcher ce soir-là. Et elle m’a dit: “Tu sais, je t’avais dit: ‘Il y en a deux sortes.’” L’une, c’était “mousseline de soie”. Et l’autre, qu’est-ce que c’est ? Rayonne? Est-ce que c’est ça? Rayonne et mousseline. Eh bien, quoi qu’il en soit, c’était ceux en mousseline qui étaient les meilleurs. Pas vrai? Elle a dit: “Achète-moi ceux en mousseline, là, les fashionables.” Vous savez, ce sont ceux qui ont le petit truc à l’arrière du bas, là, en haut? Je ne m’y connaissais pas du tout en vêtements pour dames, alors je...

 

     Quelqu’un disait: “Bonjour, Billy!”

     Je disais: “Oh, bonjour, bonjour.” “Mousseline, mousseline, mousseline, mousseline, mousseline.”

Je suis arrivé au coin et j’ai rencontré M. Spon. Il a dit: “Hé, Billy, sais-tu que la perche mord là-bas, près du dernier pilier?”

 

     J’ai dit: “Ah oui, c’est vrai, ça? 
     -- Oui.”

     J’ai pensé, là, quand je l’ai quitté: “Qu’est-ce que c’était, déjà?” J’avais oublié.

 

     Alors, Thelma Ford, une jeune fille que je connaissais, elle travaillait au petit magasin à rayons. Je savais qu’ils vendaient des bas pour dames là-bas, alors j’y suis allé. J’ai dit: “Bonjour, Thelma.”

 

     Elle a dit: “Bonjour, Billy. Comment vas-tu? Comment va Hope?”
     J’ai dit: “Bien.” J’ai dit: “Thelma, je voudrais une paire de chaussettes pour Hope.”
    Elle a dit: “Hope ne veut pas de chaussettes.”
    J’ai dit: “Oui, madame, absolument.”
    Elle a dit: “Tu veux dire des bas.”
    Oh, bien sûr,” j’ai dit, “c’est ça.” Je me suis dit: “Oh-oh, je viens d’étaler mon ignorance.”
    Elle a dit: “Elle en veut de quelle sorte?”
    Je me suis dit: “Oh-oh!” J’ai dit: “Vous en avez de quelle sorte?”
     Elle a dit: “Eh bien, nous en avons en rayonne.”

 

     Je ne connaissais pas la différence. Rayonne, mousseline, pour moi, c’était tout pareil. J’ai dit: “C’est ce que je veux.” Elle a dit... J’ai dit: “Prépare-m’en une paire, des fashionables.” Et elle... Je ne le dis pas comme il faut. Qu’est-ce que c’est? Fully-fashioned. “Fully-fashioned.” Alors, j’ai dit: “Prépare-m’en une paire de ceux-là.”

 

     Et au moment de me les remettre, voilà qu’ils ne coûtaient qu’environ trente cents, vingt cents ou trente cents, environ la moitié du prix. Eh bien, j’ai dit: “Donne-m’en deux paires.” Voyez ?

 

     Je suis retourné à la maison, et j’ai dit: “Sais-tu, chérie, vous les femmes, vous courez les magasins, vous faites le tour de la ville pour trouver des soldes.” Vous savez comme on aime faire cocorico. Et j’ai dit: “Mais, écoute, regarde ça, j’en ai acheté deux paires pour le même prix que toi tu en achètes une. Tu vois?” J’ai dit: “Oh, ça -- ça, c’est une aptitude personnelle à moi.” Voyez? J’ai dit -- j’ai dit: “Tu sais, c’est Thelma qui me les a vendus.” J’ai dit: “Peut-être qu’elle me les a laissés à moitié prix.”

 

     Elle a dit: “As-tu pris ceux en mousseline?”
     J’ai dit: “Oui, madame.” Pour moi, c’était tout pareil, je ne savais pas qu’il y avait une différence.

 

     Alors elle m’a dit, elle a dit: “Billy.” J’avais trouvé ça bizarre, quand nous sommes arrivés à Fort Wayne, il a fallu qu’elle aille acheter une autre paire de bas. Elle a dit: “Je les ai donnés à ta mère,” elle a dit, “ceux-là, c’est pour les femmes plus âgées.” Elle a dit: “Je regrette d’avoir fait ça.”

 

     J’ai dit: “Oh, ça ne fait rien, chérie.”

     Elle a dit: “Maintenant, ne -- ne reste pas seul.” Et elle a dit... Elle ne savait pas ce qui allait arriver quelques heures plus tard. J’ai tenu ses mains chéries, pendant que les Anges de Dieu l’emportaient.

 

     Je suis rentré à la maison. Je ne savais pas quoi faire. Je me suis étendu là, cette nuit-là, et j’ai entendu... je pense que c’était une petite souris dans le vieux foyer où nous avions mis du papier. J’ai fermé la porte avec mon pied, et son kimono était là, accroché derrière la porte (et elle qui gisait là-bas à la morgue). Peu de temps après, quelqu’un m’a appelé, en disant: “Billy!” C’était Frère Frank Broy. Il a dit: “Ton bébé est mourant.”

 

     J’ai dit: “Mon bébé?”

     Il a dit: “Oui, Sharon Rose.” Il a dit: “Le docteur est là en ce moment, et il dit qu’ ‘elle a une méningite tuberculeuse, elle l’a attrapée de sa mère’.” Il a dit: “Elle est mourante.”

 

     Je suis allé le voir; Sam est monté, il a dit: “Billy, ne va surtout pas dans cette chambre, tu dois penser à Billy Paul.” Il a dit: “Elle est mourante.”

 

     J’ai dit: “Doc, il -- il faut que je voie mon bébé.”
     Il a dit: “Non, tu ne peux pas entrer.” Il a dit: “Elle a une méningite, Billy, et tu la passerais à Billy Paul.”

 

     J’ai attendu qu’il parte. Je ne pouvais pas supporter de la voir mourir, et sa mère qui gisait là-bas, chez l’entrepreneur de pompes funèbres. Je vous le dis, la voie du transgresseur est rude. Alors je -- j’y suis allé, j’ai ouvert la porte doucement, et quand Sam a été parti et l’infirmière aussi, je suis descendu dans le sous-sol. C’est un tout petit hôpital. Elle était en isolement. Et les mouches allaient sur ses petits yeux; ils avaient mis un petit... ce qu’on appelle “de la mousseline de moustiquaire” ou un petit morceau de tulle sur ses yeux. Et elle... sa petite jambe potelée remuait vivement, comme ça, secouée d’un petit spasme, et ses petites mains, secouées de ce spasme. Je l’ai regardée, et elle était juste assez grande pour être mignonne, elle avait environ huit mois.

 

     Sa mère l’installait dehors, avec sa petite couche, vous savez, dans la cour, quand j’arrivais. Je klaxonnais, et elle faisait “gou-gou, gou-gou”, elle tendait les bras vers moi, vous savez.

 

     Et ma chérie était étendue là, mourante. J’ai baissé les yeux vers elle, et j’ai dit: “Sharry, tu reconnais papa? Tu reconnais papa, Sharry?” Et, quand elle a regardé... Elle souffrait tellement qu’un des ses beaux petits yeux bleus louchait. C’est comme si on m’avait arraché le cœur.

 

     Je me suis agenouillé, j’ai dit: “Seigneur, qu’est-ce que j’ai fait? Est-ce que je n’ai pas prêché l’Évangile au coin des rues? J’ai fait tout ce que j’ai pu. Ne m’impute pas ça. Je n’ai jamais appelé ces gens-là de la ‘racaille’. C’est elle qui a appelé ces gens-là de la ‘racaille’.” J’ai dit: “Je regrette tout ce qui est arrivé. Pardonne-moi. Ne -- ne reprends pas mon bébé.” Et, pendant que je priais, c’est comme si un... une espèce de rideau ou de tissu noir était descendu. Je savais qu’Il me l’avait refusé.

 

     Or, celui-là a été le moment le plus difficile et le plus perfide de ma vie. Quand je me suis relevé et que je l’ai regardée, alors j’ai pensé... Satan m’a mis dans la tête: “Eh bien, tu veux dire qu’après avoir prêché aussi énergiquement, et mené la vie que tu as menée, maintenant, quand il s’agit de ton propre bébé, Il va te refuser ça?”

 

     J’ai dit: “C’est vrai. S’Il ne peut pas sauver mon bébé, alors je ne peux pas...” Je me suis arrêté. Je -- je ne savais vraiment pas quoi faire. Et alors, j’ai dit ceci, j’ai dit: “Seigneur, Tu me l’as donnée, et Tu l’as reprise, béni soit le Nom du Seigneur! Même si Tu me reprenais moi aussi, je T’aimerais quand même.”

 

     J’ai posé ma main sur elle, j’ai dit: “Sois bénie, ma chérie. Papa aurait voulu t’élever, de tout mon cœur j’aurais voulu t’élever, et t’élever pour que tu aimes le Seigneur. Mais les Anges vont venir te chercher, ma chérie. Papa va prendre ton petit corps et le mettre dans les bras de maman. Je vais t’enterrer avec elle. Et, un jour, papa ira te retrouver, tu n’as qu’à attendre là-haut avec maman.”

 

     Au moment de sa mort, sa mère a dit, les derniers mots qu’elle a prononcés, elle a dit: “Billy, reste sur le champ de travail.”

 

     J’ai dit: “Je...” Elle a dit... J’ai dit: “Si je suis sur le champ de travail quand Il viendra, j’irai chercher les enfants pour te rejoindre. Sinon, je serai enterré près de toi. Va te poster à droite de la grande porte, et quand tu les verras tous entrer, tiens-toi là et mets-toi à crier ‘Bill! Bill! Bill!’ De toutes tes forces. Je te rejoindrai là-bas.” Je lui ai dit au revoir en l’embrassant. Je suis sur le champ de bataille aujourd’hui. Il y aura bientôt vingt ans de ça. J’ai un rendez-vous avec mon épouse, je vais la rejoindre.

 

      Quand il est mort, j’ai pris le petit bébé, et je l’ai mis dans les bras de sa mère, et nous l’avons emmené au cimetière. Je me suis tenu là, à écouter Frère Smith, le prédicateur méthodiste qui a prêché aux funérailles: “Cendres aux cendres, et poussière à la poussière.” (Et j’ai pensé: “Cœur à cœur.”) Elle est partie.

2011 Sa femme et sa fille décèdent.
Powered by Joomla 1.7 Templates