Première rencontre avec les Pentecôtistes

 

     Et, comme je revenais de ce lac, j’ai commencé à voir, en approchant de Mishawaka et de South Bend, dans l’Indiana, j’ai commencé à remarquer des automobiles, avec des inscriptions à l’arrière qui disaient: “Jésus seul.” Je me suis dit: “C’est bizarre, ça: ‘Jésus seul.’”

      Je me suis mis à remarquer ces inscriptions. Et il y en avait sur tout, des bicyclettes, des Ford, des Cadillac, et quoi encore: “Jésus seul.” J’en ai suivi quelques-unes, et elles se sont arrêtées à une très grande église. Et j’ai découvert qu’il s’agissait de pentecôtistes.

 

    Première rencontre avec les Pentecôtistes    

 

    J’avais entendu parler des pentecôtistes, mais c’était une bande d’“exaltés qui restaient là, étendus par terre, et qui avaient l’écume à la bouche”, et toutes ces choses qu’on m’avait dites. Alors, je ne voulais rien avoir à faire avec ça.

     Je les entendais tous s’emballer, là-dedans, alors je me suis dit: “Je crois que je vais simplement entrer.” Donc, j’ai arrêté ma vieille Ford et je suis entré; et ça chantait, comme vous n’en avez jamais entendu de votre vie! J’ai fini par découvrir que c’étaient deux grandes églises, l’une d’elles s’appelait l’A.P.J.C., et l’autre l’A.P.M. Beaucoup d’entre vous ici se souviendront peut-être de ces vieilles organi-... Je pense qu’elles se sont unies, et qu’elles ont pris ce nom-là maintenant, le nom de l’Église Pentecôtiste Unie. Eh bien, j’ai écouté quelques-uns de leurs enseignants. Ils étaient là, oh, ils enseignaient sur Jésus et sur Sa grandeur, et combien tout était si glorieux, et sur un “baptême du Saint-Esprit”. Je me disais: “De quoi parlent-ils?”

     Au bout d’un moment, quelqu’un s’est levé d’un bond et a commencé à parler en langues. Eh bien, je n’avais jamais rien entendu de semblable, de toute ma vie. Et puis voilà une femme qui arrive en courant à toute vitesse. Ensuite, tout le monde s’est levé et s’est mis à courir. Je me suis dit: “Eh bien, frère, une chose est certaine, ils ne savent pas se conduire à l’église!” Ça hurlait, ça poussait des cris, ça s’emballait, je me suis dit: “Qu’est-ce que c’est que cette bande-là!” Mais, vous savez, il y avait quelque chose, plus je restais assis là, plus ça me plaisait. Il y avait quelque chose qui semblait être très bon. Je me suis mis à les observer. Et ça continuait. Je me suis dit: “Je vais simplement être patient avec eux pendant un moment, parce que je vais... je suis tout près de la porte. S’ils y vont trop fort, je sortirai en vitesse. Je sais où ma voiture est garée, juste au coin.”

J’ai commencé à écouter leurs prédicateurs, c’étaient des érudits et des gens versés. Eh bien, je me suis dit: “C’est bien, ça.”

Alors, l’heure du souper arrivée, ils ont dit: “Que tout le monde vienne souper.”

     Mais je me suis dit: “Un instant, là. J’ai un dollar et soixante-quinze cents pour rentrer chez moi, et je...” C’est tout l’argent que j’avais, pour l’essence. C’est ce montant qu’il me fallait pour rentrer chez moi. J’avais ma vieille Ford, c’était une assez bonne vieille Ford. Elle n’était pas rétrograde, elle était seulement comme celle que j’ai ici, éreintée, tout simplement. Et elle... Je croyais vraiment que cette Ford faisait du trente milles [cinquante kilomètres--N.D.T.] à l’heure, mais évidemment, c’était quinze dans cette direction-ci et quinze dans cette direction-là. Vous voyez, quand on additionne, ça donne trente. Et alors... Je me suis dit: “Eh bien, ce soir, je pense que je vais revenir et, après la...” Je suis resté pour la réunion du soir.

     Et, oh, il a dit: “Que tous les prédicateurs, quelle que soit leur dénomination, viennent sur l’estrade.” Eh bien, nous étions environ deux cents sur l’estrade, j’y suis allé. Et alors, il a dit: “Bon, nous n’avons pas assez de temps pour que vous prêchiez tous.” Il a dit: “Défilez, simplement, dites qui vous êtes et d’où vous venez.”

     Eh bien, quand ça a été mon tour, j’ai dit: “William Branham, baptiste. Jeffersonville, Indiana.” J’ai continué à marcher.

     J’entendais tous les autres qui disaient qu’ils étaient “pentecôtiste, pentecôtiste, pentecôtiste, A.P.M., A.P.J.C., A.P.M., A.P...”

     J’ai continué à marcher. Je me suis dit: “Eh bien, je dois être le canard boiteux.” Alors, je me suis assis, j’ai attendu.

     Et, ce jour-là, ils avaient fait prêcher de très bons prédicateurs, des jeunes, qui avaient prêché avec puissance. Après, ils ont dit: “Celui qui va apporter le message de ce soir, c’est...” Je crois qu’ils l’ont appelé l’“ancien”. Et leurs ministres, au lieu de “révérend”, eux, c’était “ancien”. Ils ont fait venir un vieil homme de couleur sur l’estrade, et il portait une de ces redingotes de prédicateur, à l’ancienne mode. J’imagine que vous n’avez jamais vu ça: une longue queue de pie dans le dos, vous savez, et un col de velours. Et il avait juste une petite couronne de cheveux sur la tête. Le pauvre vieux, il est arrivé comme ceci, vous savez. Il était debout, là, et il s’est retourné. Et, alors que tous les prédicateurs avaient prêché sur Jésus et sur la grandeur...Sa grandeur, et tout, ce vieillard a pris son texte dans Job. “Où étais-tu quand Je fondais la terre, ou quand les étoiles du matin chantaient ensemble et que les Fils de Dieu poussaient des cris de joie?”

     Et le pauvre vieux, je me suis dit: “Pourquoi n’ont-ils pas fait prêcher quelques-uns des jeunes, là?” De grands... La salle était pleine à craquer. Je me suis dit: “Pourquoi n’ont-ils pas fait ça?”

     Et, donc, ce vieillard, au lieu de prêcher sur ce qui s’était passé ici sur terre, il s’est mis à prêcher sur ce qui s’était passé au Ciel pendant tout ce temps. Eh bien, il nous L’a montré en haut au commencement, au commencement du temps, et, en descendant l’arc-en-ciel horizontal, il L’a ramené à Sa Seconde Venue. Mais, je n’avais jamais entendu prêcher comme ça de toute ma vie! À peu près au même moment, l’Esprit est descendu sur lui, il a fait un bond à peu près haut comme ça, il a claqué des talons, il a redressé ses épaules et il est descendu de l’estrade en sautillant, il disait: “Je n’ai vraiment pas assez de place sur cette estrade pour prêcher.” Et il avait plus de place que j’en ai ici.

     Je me suis dit: “Si cette Chose-là donne un comportement comme celui-là à un vieillard, qu’est-ce qu’Elle ferait si Elle venait sur moi?” Je--je me suis dit: “Peut-être qu’il m’En faudrait, de Cela.” Mais, il est arrivé sur l’estrade, et je le prenais en pitié, le pauvre vieux. Seulement, quand il est reparti, c’est moi que je prenais en pitié. Je l’ai regardé descendre de l’estrade.

 

     Je suis parti ce soir-là, et je me suis dit: “Bon, demain matin, je ne dirai à personne où, qui je suis.” Alors, je suis parti, et cette nuit-là j’ai mis mon pantalon sous presse. J’ai pris... je suis allé dormir dans le champ de maïs, et je suis allé acheter des petits pains rassis. Vous... j’en ai acheté tout un paquet pour cinq cents. Il y avait une bouche d’incendie un peu plus loin, j’y ai pris de l’eau. Alors, je savais que ça me durerait un petit bout de temps, alors, j’ai pris de l’eau là-bas, j’en ai bu, et je suis allé manger mes petits pains. Je suis revenu boire encore un peu d’eau. Je suis allé dans le champ de maïs, j’ai placé mon petit pantalon en crépon de coton entre les deux sièges, là, je l’ai repassé sur le siège.

2011 Première rencontre avec les Pentecôtistes.
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