Une grande soif dans son coeur

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   Depuis sa tendre jeunesse, William Branham avait un "vif désir" dans son coeur d'aller à l'Ouest. A l'âge d'environ 14 ans, alors qu'il recouvrait de la chirurgie subie par suite des blessures par balle, il pensa se tenir dans les prairies de l'ouest, regardant une croix dans le ciel. Et la gloire de la croix luisait au-dessus de lui. "L'Appel de l'Ouest" s'enracina une fois pour toutes en lui.

       Quand il avait environ seize ans, il emprunta un bout de papier et écrivit un poème qui était "étrangement prophétique" par son contenu :

 

brmemlion1 "Je suis solitaire, oh, si nostalgique pour ce sud-ouest si lointain,

Où les ombres tombent jusqu'au fond, depuis la crête de la montagne.

Je vois un coyote caché, environné de la mauve brume ;

J'entends crier un loup où paissent les longues cornes.

Et quelque part, au haut d'un canyon, j'entends un lion geindre

Dans ces lointaines Montagnes de Catalina, dans la zone de l'Arizona."

 

     Jeune garçon montagnard de seize ans du Kentucky, il n'avait encore jamais été en Arizona. William Branham réalisait alors si peu que ces montagnes de Catalina joueraient un rôle très significatif dans la Commission et le Ministère qui s'accomplirait dans sa vie. Beaucoup d'années passeront avant qu'il ne s'en rende compte.

      Trois ans environ après avoir écrit 'le poème ci-dessus', Frère Branham, maintenant âgé de dix-neuf ans, ne pouvait pas résister à 'l'urgence' d'"aller à l'Ouest". Pour lui, l'année 1927 était l'année de l'opportunité dans sa vie. L' occasion de voyager pour l'Arizona lui fut offerte par une famille de Jeffersonville, du nom de Fransisco. Monsieur Fransisco avait besoin de quelqu'un pour l'assister à la conduite, et connaissant les ambitions de Billy, pour une vie à la frontière, il lui proposa le travail.

      Il est inutile de dire que l'offre fut très vite acceptée. Ayant rangé le peu de chose qui lui appartenait dans un sac en toile, le jeune William Branham était en route pour l'Ouest. En Septembre 1927, il dit à sa mère qu'il allait à un voyage au Tunnel Mill, à quatorze milles [environ 22,5 km] au nord de Jeffersonville. Il le lui dit sachant que si elle connaissait ses véritables intentions de se rendre à l'Ouest, elle discuterait avec lui pour l'en empêcher. En réalité, au fond de son coeur, il savait qu'il fuyait loin de Dieu. Il n'avait aucun projet de revenir en Indiana. Cependant, il devait plus tard se rendre compte que ce Seigneur et Maître avait d'autres plans pour lui. Maintenant, ces idées étaient le plus loin possible de son esprit.

      Il avait fallu près de deux semaines pour couvrir ce périple de deux mille milles [environ 3200 km] (vitesse moyenne = 25 milles de l'heure ; soit 40 km/h), mais quel moment passionnant était-ce pour le jeune homme qui n'était encore jamais sorti de la Valley de l'Ohio ! Quand les autres se   faisaient du mauvais sang à cause du manque de commodité tout au long du chemin, Billy était en extase devant les vastes étendues de plaines. A la vue des herbes agitées par le vent et des sauges couvertes de poussière qui poussaient le long de la route, il jouerait volontier une sérénade au voyageurs fatigués, par des chants, sur l'Ouest de la contrée de la grande ligne séparatrice. A l'occasion, faisant semblant de sympathiser avec le désespoir des autres, il essayait de faire des tyroliennes.

      Ils atteignirent Phoenix en Décembre, et bientôt, il trouvait du travail à un ranch situé près de la banlieue de la ville. Les détails des quelques prochains mois sont restés vifs dans la mémoire de Billy le restant de ses jours. Tout au long des années de son ministère, dans ses sermons, il revenait fréquemment sur des épisodes de ces jours-là, parlant des prospecteurs, des cow-boys, et des difficultés de la vie dans le désert, de telle manière que cela attestait ses toutes premières expériences. Mais, pour le jeune Billy Branham, son temps en Arizona allait être écourté.

     A propos de ses expériences à l'Ouest et l'appel de Dieu qui a toujours été sur son coeur, il dit........

      "Je me souviens du premier troupeau de bétail que j'ai aidé à sortir des montagnes. Je pensais que j'étais un vrai cow-boy. Le soir venu, je suis descendu de ce cheval, j'ai pris ma couverture et me suis servi de ma selle comme oreiller. Il y avait là un vieux gaillard que nous appelions Slim. Et un autre type venu du Texas avec une guitare, et il jouaient et chantaient. Le vieux Slim  jouait avec un peigne ayant un morceau de papier derrière. Tout le troupeau était parqué pour la nuit. Et après un moment, ils commencèrent à jouer "A La Croix Où Mourut Mon Sauveur ; C'est là-bas que j'ai crié pour la purification de mes péchés." Mon coeur commença à bondir. Je pris la couverture et la tirai dessus ma tête pour ne plus entendre cela, parce que j'étais un pécheur.

      J'étais couché là, faisant semblant de dormir. Mais quand je baissai la couverture, je pensai : "Maintenant, ils doivent avoir fini, parce qu'ils avaient arrêté de jouer leur musique et étaient allés au lit..." Quand je levai les yeux, ces grosses étoiles étaient suspendues au-dessus de moi. Quelque chose dit : "Qui les a placées là-haut et qui les tient suspendues à leur place ?" A ce moment-là, le vent souffla comme un murmure à travers ces pins et c'était comme s'il y avait une voix qui disait : "Il y a un pays au-delà de la rivière qu'on dit doux pour toujours. Et c'est par la foi que nous atteindrons cette rive." J'empoignai ma couverture et la tirai à nouveau autour de mes oreilles.

      Frère, Dieu est si grand qu'Il vous trouvera, peu importe où vous vous trouveriez. N'essayez pas de vous cacher loin de Lui. Vous livrez un combat perdu d'avance."

      Et ce fut une "battaille perdue d'avance" pour William Branham. Cette vie choisie par Dieu devait se soumettre sous la Volonté du Père Céleste. Presque de la poussière d'où il a été tiré, Frère Branham va être hissé sur les ailes de la foi pour servir son Dieu.

2011 Une grande soif dans son coeur.
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